Dans mon programme d’entraînement pour mon prochain semi-marathon, je dois courir 2 courses de 10 km et j’ai décidé de courir celui de Bushy Park à nouveau. Je l’ai déjà couru en janvier et j’avais accompli l’exploit de battre mon record malgré le froid et la boue, j’espérais donc renouveler cette prouesse en été. Mais j’ai eu une préparation contre-productive pour cette course : j’ai couru mes collines, mes fractionnés et mes jogs faciles, mais j’ai passé les deux dernières semaines à boire – ça a commencé par une enterrement de vie de garçon, et puis un excellent ami est venu me rendre visite toute la semaine dernière. En plus, j’ai dû me lever à 5h du matin le jour de la course pour accompagner le susmentionné ami à la gare, donc dire que j’étais fatigué avant de commencer la course est en dessous de la réalité !

Cerfs à Bushy Park

Cerfs à Bushy Park

Quoiqu’il en soit, je suis arrivé à Bushy park tôt, ce qui m’a donné du temps pour me rabibocher avec mes potes les cerfs impassibles qui étaient juste intéressés par l’herbe qu’ils mâchonnaient. J’ai fait ma petite routine pré-course : aller aux toilettes, faire un double noeud à mes chaussures, courir dix minutes à un rythme lent, faire quelques étirements dynamiques et des échauffements de course classique (petits bonds, pas chassés, monter les genoux et les talons, etc). Et puis je me suis pointé sur la ligne de départ avec mon tout nouveau maillot de Serpentine, c’est bon de courir avec les couleurs d’un club à représenter ! Il y avait des coureurs d’autres clubs donc je me suis dit que je me devais de bien courir pour le club.

Une fois le signal de départ donné, j’ai commencé à courir un peu trop vite et j’ai dû ajuster ma vitesse. Je visait un nouveau record personnel et j’ai donc gardé un rythme entre 4:00 et 4:10 minutes par kilomètre. Par chance, un autre gars courrait exactement à la même vitesse depuis le départ ! Je l’ai donc utilisé comme lièvre (à moins que ce ne soit lui qui m’ai utilisé comme lièvre) et on a couru l’un à côté de l’autre pour la plus grande partie du premier tour de 5 km. C’était dur, mais je pensais pouvoir tenir la distance à cette vitesse. Et puis quelques centaines de mètres avant la moitié de la course, mes jambes ne voulaient plus me suivre et ma vitesse a commencé à diminuer. Mon lièvre a continué au même rythme et a commencé à prendre de l’avance petit à petit. J’ai fini le premier tour en 21:09, ce qui était parfait pour mon objectif de battre mon record : il me suffisait de rattraper mon lièvre et c’était bon ! Mais mes jambes ne voulaient vraiment pas continuer et ma vitesse a continué à diminuer. Après le kilomètre 6, un autre mec m’a rattrapé et m’a demandé si tout allait bien, ce à quoi j’ai répondu que j’avais commencé trop vite et que je ne réussirais pas à courir sous les 42:22 comme j’avais prévu. Lui et quelques autres coureurs ont aussi fini par me doubler. Au kilomètre 7, mes jambes étaient tellement réticentes que mon seul objectif est devenu de finir la course et de ne pas me laisser aller à l’envie de marcher. Ma vitesse a continuer à baisser et j’allais maintenant plus lentement que ma vitesse de semi-marathon et approchait dangereusement ma vitesse de jogging. Mais mes jambes étaient de plus en plus lourdes et je ne faisais plus que me battre pour simplement continuer à courir. Mon corps me faisait payer les 2 semaines continues de descente de bières. Mais je me devais de continuer à tout prix, ne serait-ce parce que je portais les couleurs du club. Un cerf a même couru à côté de moi sur une centaine de mètres et m’a donné un peu de courage. Et j’ai tenu, j’ai couru jusqu’à la fin malgré la fatigue. J’ai fini 14ème avec un temps décevant de 44:56 mais j’étais tout de même content de ne pas avoir abandonné. Et je n’étais pas le seul a avoir fini en dessous de mes attentes : j’ai discuté avec un autre coureur qui a terminé en 2 minutes de plus que ce qu’il voulait. Si j’avais fini 2 minutes et 30 secondes plus vite, comme prévu, j’aurais fini 9ème ou 10ème, ça m’aurait vraiment fait plaisir !

Mon impression générale après la course était un sentiment de déception mais ça m’a donné la motivation de retourner à un mode de vie plus sain et moins alcoolisé. J’espère pouvoir battre mon record sur 10 km dès septembre !