Cela fait maintenant six mois que j’écris deux fois par semaine au sujet de la course à pieds. Ceci est mon 57ème article et je pense que c’est le bon moment pour revenir sur le semestre passé. Je sais que t’es curieux de connaître mon processus d’écriture – naaaaan, en fait je sais que tu t’en tape comme de ta première chemise mais je vais tout de raconter quand même.

La plupart du temps, le processus d’écriture commence en courant. J’ai déjà dit que je considère la course comme une forme de méditation, mais c’est aussi une source d’inspiration. Ça me vide l’esprit et permet aux idées et aux phrases d’émerger. Ensuite j’ajoute ces nouvelles idées dans ma Wunderlist, si je ne les oublie pas en récupérant ou en prenant ma douche, ce qui arrive bien trop souvent.

Quand vient le moment d’écrire pour de bon, soit j’ai une super idée toute fraîche soit j’ai un sujet évident (comme par exemple ma dernière course) et si je n’ai ni l’un ni l’autre je vais pêcher dans ma liste d’idées. Même si parfois certaines phrases me viennent en français, je vais toujours écrire en anglais en premier. Ce n’est pas que je me la pète en écrivant dans une langue étrangère, c’est juste que la version (traduire de l’estranger vers le français) est plus facile que le thème (traduire du français vers l’estranger), d’où l’expression « fort en thème » (ce que je ne suis pas). Et puis j’adore partir d’une expression idiomatique anglaise, jouer avec et broder autour avec de l’argot typiquement britannique. Ça m’amuse beaucoup et c’est plus facile à traduire vers le français que dans l’autre sens. Et puis ça me force à me replonger dans le français et à trouver le meilleur équivalent ; je trouve un plaisir particulier à utiliser des expressions françaises désuètes ou de l’argot régional (lyonnais en général).

Je me suis bien amusé à écrire ces six derniers mois. Jusqu’à présent, les articles que j’ai préféré écrire sont:

Maintenant, je dois admettre qu’écrire 4 articles par semaine (2 en anglais et 2 en français) m’a un peu asséché et je trouve de plus en plus difficile d’avoir de l’inspiration ou d’être drôle. Cela me prend aussi beaucoup de temps et même si j’ai encore des articles potentiels dans ma Wunderlist, il devient dur de trouver de nouvelles idées. Enfin, de manière générale, je m’amuse plus à écrire sur ce que j’ai vécu plutôt que sur des chaussures ou sur quelque chose de moins personnel. J’ai donc décidé de m’autoriser à n’écrire qu’un seul article par semaine, voir aucun si je ne le sens pas. Je vais continuer à écrire sur tout et n’importe quoi dans l’univers de la course, mais je vais essayer d’être meilleur et plus intéressant, et je vais surtout me concentrer sur mon expérience personnelle de la course.

À bientôt !