Quand j’ai commencé à courir, je redoutais les montées et je ne courais que sur du plat. En toute honnêteté, même aujourd’hui je cours le long de la Tamise la plupart du temps, mais j’ai changé d’avis sur les montées. Une fois, Grand Polak m’a dit que je devais rajouter des collines à mon entraînement si je voulais m’améliorer – il suffit de travailler avec les bras. Plus tard, je me suis rendu compte que mon programme d’entraînement comportait des « collines kenyanes » de temps en temps. Il est vrai que courir en montée renforce les jambes, améliore la technique de foulée et fait travailler le cœur. Le Kenya étant un tout petit peu trop loin pour aller courir, je dois me contenter de la colline de Greenwich.

Greenwich park hill

Colline de Greenwich park photo de Francisco Antunes

La première fois que j’y ai couru, c’était horrible. Je me suis demandé pourquoi des gens voudraient s’imposer un exercice aussi éreintant, mais je l’ai fait quand même. Maintenant, j’ai ma petite routine et je prends toujours le même chemin, en commençant par la sévère montée du côté de Maze Hill et en redescendant par « The Avenue ». J’évite les descentes un peu raides parce que courir en descente peut être dangereux et mener à des blessures aux ligaments de par le geste de freiner de manière répétée. En général, je répète ce petit tour entre 3 et 5 fois.

Samedi dernier, je devais faire 3 tours, mais je me suis surpris moi-même, et en arrivant en bas de la montée à la fin de mon troisième tour, j’ai grimpé à nouveau pour un quatrième tour plutôt que de sortir du parc et de rentrer à la maison.

Je ne dis pas que j’adore ça mais c’est un bon défi et je trouve gratifiant de remarquer mes progrès d’une semaine à l’autre. Je fais le même tour quand je suis censé faire des fartleks, parce que j’ai réussi à me convaincre que c’est la même chose (ce que n’est pas le cas). En effet, pendant une séance de fartleks, on est censé accélérer dans les montées, et puis je me rajouter un petit sprint en passant devant le kiosque en haut.

Au final, il se trouve que je ne suis pas trop mauvais dans les montées. Je me souviens ma course au parc olympique : je doublais toujours mes concurrents en montée et ils me rattrapaient en descente. Quand Grand Polak a appris ça, il a dit : « Ah, t’es un de ceux là ». Je ne sais pas vraiment si c’était du dédain ou de la jalousie, mais je vais imaginer que c’était de la jalousie. Quoi qu’il en soit, même si c’est lui qui m’a encouragé à courir dans les montées, lui préfère courir en descente – c’est assez évident lorsque l’on lit ses récits de courses du Welsh Castles Relay et du Green Belt Relay (2 bonnes lectures en anglais seulement).

Ce que j’aime beaucoup cependant, c’est randonner en montée, comme on l’a fait sur le Jebel Toubkal. Que ce soit pour marcher ou pour courir en montée, il est important de se souvenir de travailler avec les bras. Quand je me sens mollasson sur une montée, je tire sur les bras comme si je tirais sur des cordes et ça aide vraiment. Et toi ? Tu aimes courir en montée ?