French Bloke Runs

Tais-toi et cours !

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Mes meilleurs souvenirs de course

Août 2015, A Guarda, Galice, Espagne. Cela faisait à peine plus d’un mois que j’avais commencé à courir. Je détestais toujours ça mais j’étais très motivé par tout le poids que j’avais à perdre et surtout par ma récente lecture de ‘Born to run‘. Ce bouquin a eu beaucoup d’influence sur moi et même si j’étais supposé être dans un long week-end entièrement consacré à boire et à jouer des percussions, je ne pouvais pas m’empêcher d’y penser.

Bare foot on the beach

Barefoot on the beach photo by Alex Tian

Après un déjeuner fantastique de crustacés galiciens accompagnés de généreuses quantités de vin (le tout organisé par mon couple galicien préféré: Wonder Woman et Superman), nous sommes allés à la plage pour une petite trempette dans l’eau. Je ne sais pas ce qui est passé par mon esprit enivré, influencé par la beauté du moment et les pensées de coureurs légendaires dans des canyons mexicains, mais j’ai commencé à courir pieds nus, comme le personnage un peu fou de Barefoot Ted dans le livre. Alors j’ai hélé Grand Polak (tu peux être sûr qu’il est dans les entourages quand il y a de l’alcool) et on est partis pour un petit jogging le long de la mer. Ce fût un moment magique, mes souvenirs sont un peu troublés mais j’ai toujours ces impressions fantastiques profondément ancrées en moi : la sensation véritable du sol directement sous mes pieds, la brise iodée dans mes cheveux, la douce caresse du soleil sur ma peau et la pure joie de courir partagée avec un ami proche. On a couru moins de 4 km mais cette course a été un moment déterminant pour moi. Je pense que c’est le moment où j’ai décidé de commencer ma quête vers la course pieds nus, et accessoirement le moment où j’ai commencé à aimer courir.

Je dois avouer qu’il y a eu un revers à cette médaille en or : comme je n’étais pas habitué à courir pieds nus, j’ai eu des ampoules tellement énormes sous les pieds que je n’ai pas pu marcher pendant deux jours. Rétrospectivement, c’était de la folie mais cela a vraiment valu la peine, quelque part, c’est ce que je cherche à revivre en transitionnant vers la course pieds nus.

À peine une semaine plus tard, le Rital Taiseux est venu à Londres et je lui ai tout raconté. Nous avons bu et inévitablement, à la fin de la soirée, on est partis courir pieds nus dans les rues de Greenwich. Ce fût un autre moment mémorable et ça a achevé de me convaincre que je voulais courir pieds nus. Bien sûr, cette fois nous avons couru moins de 2 km parce que mes ampoules étaient tout juste soignées et que je voulais pouvoir marcher le lendemain. Quoi qu’il en soit, maintenant tu connais ma motivation secrète pour courir : c’est une quête pour retrouver ces 2 instants magiques.

Voyager et courir

Comme je suis en vacances hors de Londres cette semaine, j’ai pensé qu’il serait bien d’écrire sur les voyages et la course. Certains voyagent spécialement pour aller courir – je ne pense pas du tout à Grand Polak, qui est allé en Éthiopie, au Kenya et aux USA juste pour courir, non, non, non, il n’est pas fou et il écrit même à ce sujet [en]. Mais ce n’est pas le seul : la Cuisinière Folle se prépare un petit voyage à Lanzarote pour participer au triathlon Ocean Lava avec sa boîte et je suis sûr qu’il y a beaucoup de monde qui fait de même. Il se peut même que je l’ai fait moi-même (oups) et bien que courir n’est généralement pas la raison de mes voyages j’essaye de courir partout où je vais.

Lyon, France

C’est ma première destination de course évidemment, bien que je ne suis pas sûr que ça compte vraiment comme un voyage car c’est ma ville d’origine. J’y suis en ce moment et cela me rappelle de vieux souvenirs à chaque fois. Cette semaine j’ai couru avec le Grand Frenchie, ainsi qu’avec ma soeur et ça m’a rendu bien content d’être en au moins aussi bonne forme physique qu’eux pour la première fois de ma vie. Je suis aussi venu à Lyon pour ma première course sur 10 km en septembre dernier (note pour plus tard : il faut que j’écrive sur celle-là) et que j’ai établi mon premier record. J’adore courir dans cette ville car les berges du Rhône et de la Saône y sont vraiment adaptées ; elles sont sans voitures, pleines d’arbres et joignent un parc à un autre.

French Bloke at Run In Lyon 2015

French Bloke à Run In Lyon 2015

Auckland, Nouvelle Zélande

Oui je sais, je me la pète, mais c’est le but de cet article non ? Ce run date de l’époque où je n’aimais pas courir, mais au moins j’avais ma soeur (qui vivait là-bas à l’époque) pour me tenir compagnie. C’était dur : j’avais de vieilles chaussures, je pesais 15 kg de plus qu’aujourd’hui et je n’avais pas couru depuis longtemps. Je n’ai même pas pu me pousser à finir car la fin était une montée bien raide. Maintenant j’aimerais bien le refaire (plus pour retourner en Nouvelle Zélande que pour comparer le nouveau moi qui court avec le vieux moi bien gras). Quoi qu’il en soit, ce furent des vacances sportives avec beaucoup de randonnée, de nage et de spéléo.

At the top of the Ngauruhoe (aka Mount Doom)

Au sommet du Ngauruhoe (aka La Montagne du Destin)

A Guarda, Espagne

Lors d’une visite dans la région natale de Wonder Woman et Superman, j’ai fait ce run impromptu pieds nus qui devint un moment déterminant pour la suite. Je veux écrire un billet spécifiquement à ce sujet donc je ne vais pas trop en dévoiler ici.

Bucarest, Roumanie

En fait, j’ai couru à plusieurs endroit en Roumanie lors d’une visite de la Transylvanie native de Draculito. Et bien que ce fût complètement imprévu, j’ai même participé à une course là bas ! Courir dans la fraîcheur des forêts autour du château de Bran où dans la pittoresque Sighisoara était plus agréable que de courir dans les rues brûlantes de Bucarest – bien que ce fût un très bon moyen de découvrir la ville.

Race in Cluj-Napoca

La course « Crosul Companiilor » à Cluj-Napoca

Llan-Maes, Pays de Galles

Courir dans la tranquille campagne galloise a définitivement été le meilleur moment de ce week-end maudit que j’ai passé à Cardiff pour voir la France se faire défoncer par l’Irlande lors de la coupe du monde de Rugby.

Annecy, France

Avant de rendre visite à Wonder Woman et Superman dans leur Chamonix d’adoption, la Choupichouette et moi sommes restés quelques jours dans cette belle ville alpine qu’est Annecy, où nous avons randonné et ou je me suis tenu à mon sacro-saint programme d’entraînement et on a même fait un joli petit run ensemble, dans le froid de la montagne.

Rome, Italie

OK, je suis un peu fou, je dois avouer que parfois il m’arrive de voyager uniquement pour courir. Mais j’avais une bonne excuse : je rendais visite au Rital Taiseux à qui j’avais promis de courir le semi-marathon de Roma-Ostia s’il venait à Lyon pour notre premier 10 km, ce qu’il a fait. Et j’ai déjà écrit un billet sur ce premier semi-marathon.

French Bloke and Quiet Roman

French Bloke et Rital Taiseux à Rome

Cologne, Allemagne

Là c’était aussi un run imprévu. J’ai eu la chance d’aller en Allemagne pour le boulot et j’ai décidé de rester à Cologne pour le week-end. Je me suis fait 23 km tranquilou, juste pour m’amuser et pour voir la superbe ceinture verte de la ville, les berges du Rhin et les attractions principales, y-compris le célèbre Kölner Dom.

Bordeaux, France

Non seulement Bordeaux a des vins parmi les meilleurs du monde, mais c’est aussi la ville où Touche-à-tout habite. Cela fait 2 excellentes raisons d’y aller, mais ce ne sont pas d’assez bonnes raisons pour arrêter de suivre le sacro-saint programme d’entraînement. Nous avons donc couru ensemble le long de la Gironde et nous avons fait une bonne séance d’étirements ensuite.

Occasions manquées

Je suis aussi allé en Pologne pour fêter la nouvelle année avec Grand Polak, mais avec des températures légèrement frisquettes de -18°C, devine où est-ce que le sacro-saint programme d’entraînement a bien pu se mettre ses sessions d’intervalles… Même Grand Polak n’a pas couru pendant 4 jours (ouais je sais, c’est à peine croyable).

Et comme c’était une randonnée difficile, je n’ai pas couru au Maroc où j’ai grimpé le Djebel Toubkal, point culminant de l’Atlas. Cela n’a pas empêché Grand Polak de courir. J’ai même écrit au sujet de ce voyage sur ce blog.

Occasions futures

La Fée Crayon se marie avec Papi Ronchon, on va donc aller en Écosse pour unir ce joli couple, cela fera peut-être une occasion de courir, bien que je doute que je sois en état le lendemain de la grosse fête. Peut-être qu’ils nous inviteront pour un deuxième mariage au Brésil ! Ça ouvrirait de tout nouveaux horizons de course…

De la motivation

Je me rends compte que je dois avoir l’air fou quand je dis que je cours 5 fois par semaine ou que je me lève à 6h du matin juste pour courir, mais je ne pense pas l’être. Toi aussi tu peux le faire, il suffit de trouver la motivation. Voic une petite liste de conseils pour se motiver et pour le rester. Ils ont marché pour moi ; nous sommes tous différents donc ils ne marcheront pas forcément pour toi, mais ça vaut le coût d’essayer !

  • Aimer courir est la première et la plus évidente des motivations ! Une motivation qui nous tire (c’est le but qui nous attire) est bien plus puissante qu’une motivation qui nous pousse (on se pousse vers le but). Ça ne vient pas forcément naturellement pour la course et je détestais ça au début, mais en me poussant assez longtemps, j’ai fini pas aimer ça et maintenant je suis sincèrement impatient de pouvoir courir (surtout mes courses longues) quand je suis inactif. Ne te méprends pas, il y a toujours des jours où je n’ai pas vraiment envie, mais a posteriori je n’ai encore jamais regretté d’aller courir.
I really regret that run. Said no one. Ever.

« Je regrette vraiment d’être allé courir » signé: jamais personne

  • Perdre du poids était ma motivation initiale. C’est une très bonne motivation pour commencer et je pense que n’importe qui peut courir [en] bien que le coureur stéréotypique soit maigre, tu peux très bien être gros et en bonne forme physique à la fois ! Cependant, il a été montré que perdre du poids ou maintenir son poids est une mauvaise source de motivation sur le long terme, parce que tu vas toujours te relâcher à un moment donné et retourner à tes vieilles habitudes. Courir doit être une fin, pas un moyen.
  • Avoir un modèle, quelqu’un à admirer et vers qui tendre ! Pour moi, c’est Grand Polak et le fait que j’ai parfois le privilège de courir avec lui me tire dans sa direction. Pour lui, c’est Kenenisa Bekele, pour Emil Zátopek c’était Paavo Nurmi, etc… Et la liste est longue :  avoir un modèle est indispensable.
  • Avoir un sparring-partner, quelqu’un à qui se mesurer. Pour moi, c’est le Rital Taiseux, et j’ai la chance d’en avoir 3 autres : Papa MusiqueTouche à tout et la Cuisinière folle. Cela peut être dans un esprit compétitif ou amical mais avoir quelqu’un d’un niveau équivalent aide à aller plus loin.
  • Avoir des mesures et des objectifs chiffrés fonctionne vraiment bien pour moi. C’est pour ça que je me suis acheté une montre Garmin. Une app come Strava est aussi vraiment efficace si les chiffres te motivent : essayer de battre mes propres temps sur le même trajet d’une semaine à l’autre ou essayer de battre d’autres personnes sur certains segments me pousse plus loin.
  • Les courses sont géniales : l’ambiance m’électrise systématiquement et l’émulation que ça génère me donne toujours l’envie d’en refaire une. Essayer de battre mon record personnel est aussi un bon challenge. Être compétitif avec les autres peut être une bonne motivation, mais pour moi ce qui m’incite vraiment à aller plus loin, c’est de me battre moi-même et d’être meilleur à chaque fois.
  • Avoir un programme d’entraînement est une motivation puissante. Des recherches ont montré qu’avoir des objectifs fixés par quelque’un d’autre est un moyen efficace de se pousser à les atteindre, parce que l’on perçoit moins de conséquences à ne pas tenir des promesses faites à soi-même alors que l’on souhaite tenir ses engagements faits aux autres.
  • Ne pas faire répéter l’alarme : simplement sauter du lit quand elle sonne. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais une fois l’habitude prise, c’est vraiment efficace et tu n’auras plus besoin d’heures entières pour te lever.
  • Lire au sujet de la course est un formidable moyen de se motiver et de le rester. J’ai trouvé la lecture de Born to run vraiment motivante (et il me motive encore un an après l’avoir lu), mais lis aussi d’autres coureurs. Ça peut être des coureurs célèbres ou simplement des gens normaux qui écrivent dans un blog comme celui-ci. En bref : continue à me lire 2 fois par semaine :-p

Test : Merrell Road Glove 3

Pour la première fois, j’écris un test pour une paire de chaussures que j’utilise encore pour courir, mais aussi, pour la première fois, j’écris un test pour une paire de chaussures qui ne sont plus disponibles (Merrell a arrêté de produire toute la gamme de « Road Glove »). Ce test va être bien utile du coup, hein ? En plus, pour changer, elles m’ont été recommandées par mon dieu de la chaussure favori : le Rital Taiseux, donc on connais déjà le résultat du test.

Bon, après cette promesse d’un test chiant à mourir, passons aux choses sérieuses.

ZZZZZzzzzzzzzzzz

Quoi ? Tu veux un vrai article ? Tu te moques de moi !

Bon, OK, voici une jolie photo :

Merrell Road Glove 3

Merrell Road Glove 3 – Avec l’aimable autorisation de Merrell

Et voilà ce que j’en pense en quelques points :

  • C’est une très bonne chaussure, incroyablement légère et confortable
  • Elle est encore plus minimaliste que la Merrell Bare Access 4 (sans blague ? C’est comme le Port-Salut, c’est écrit dessus) et donne des sensations encore meilleures, malheureusement elle n’est pas rouge
  • Elle n’est pas aussi solide que la Bare Access sus-mentionnée et montre déjà des traces sérieuses d’usure après 500 km (je pense que voir ses chaussettes à travers compte comme une sérieuse trace d’usure) mais elle n’a pas craqué après 200 km comme mes Altra
  • Elle m’a permis d’établir mon record sur le semi marathon

En conclusion, je te recommande chaudement d’acheter ces chaussures. Ha, ha, quelle blague pourrie. Mais tu t’attendais à quoi ? À un véritable test complet ? Depuis le temps, tu as bien dû te rendre compte que c’est pas mon truc mec !

L’étrange connection entre courir et boire

J’ai commencé à courir pour perdre du poids. Et ça a marché. OK, j’ai fait un petit régime pendant deux mois mais après ça j’ai repris mes vieilles habitudes de me baffrer de hamburgers et de gâteaux mais j’ai continué à perdre du poids (c’est une bonne motivation pour continuer à courir). Donc grosso modo, j’ai commencé à courir pour pouvoir manger. Mais j’ai remarqué que courir a une connexion encore plus forte avec la boisson qu’avec la bouffe. Bien sûr, il faut boire de l’eau avant et après courir (pas trop non plus, l’hyperhydratation est potentiellement mortelle) mais il semble que le lien est bien plus fort que ça, surtout avec les boissons alcoolisées et avec la bière en particulier.

Tout d’abord, il y a l’idée reçue que boire de la bière est bon pour récupérer après un effort intense et pour éviter les courbatures. J’ai fait des petites recherches et il se trouve que c’est des conneries. La légende viendrait du fait qu’Emil Zátopek buvait prétendument de la bière non seulement après ses courses, mais aussi pendant les compétitions. Cette affirmation aussi est douteuse, mais le bonhomme n’était certainement contre une petite binouze de temps en temps et il paraît qu’il buvait un verre de Pilsner Urquell chaque jour. Selon certaines sources, il aurait aussi bu une bouteille entière de Becherovka (la version tchèque du Jägermeister) et aurait battu l’athlète hongrois József Kovács en duel de course juste après. J’aime de plus en plus ce type.

Running beer

Une bière qui court – Photo de Pedro Plassen Lopes

Et puis dans mon expérience, les coureurs sont des buveurs appliqués. Grand Polak et Rital Taiseux sont des exemples évidents de coureurs portant un véritable amour à la bière. Mais Grand Polak prétend qu’il y a d’encore plus grand buveurs dans son club. Moi-même je suis tenté de rejoindre le Mikkeller Running Club, créé par une de mes brasseries préférées : le danois Mikkeller (tu te dois d’essayer leurs gueuzes et leurs barley wines).

Une autre connection évidente entre boire et courir est le Beer Mile, une course pour laquelle tu dois courir quatre tours de 400 mètres et boire une bière au début de chaque tour. Un challenge que j’ai bien l’intention de relever un jour, même si je serai probablement très loin du record du monde actuel qui est de 4 minutes et 47 secondes. D’ailleurs, est-ce que quelqu’un passera un jour la barrière des 4 minutes, et y aura-t’il une course épique comme lorsque Roger Bannister s’est fait aider de Chris Chataway (souviens toi, le type qui s’est gamelé royalement)? Je doute qu’on ne voie jamais ça.

En conclusion, il semblerait que « Je cours pour boire » soit une devise plus fréquente que « Je cours pour manger ». J’en profite pour te conseiller de suivre la page Facebook I Run To Drink et la page Instagram I Run To Drink. Si tu parles anglais, tu vas bien te marrer (parce que c’est vrai).

New year… New goals!! #iruntodrink

A photo posted by IRUNTODRINK (@iruntodrink) on

Test : Merrell Bare Access 4

Tout juste une semaine avant ma première course sur 10k, mes Altra One 2, ma seule paire de chaussures à l’époque, ont craqué après à peine 200 kilomètres parcourus. Je les aimais vraiment bien mais je ne voulais pas acheter la même paire et risquer à nouveau de les péter après un mois d’utilisation. Et puis je voulais continuer mon chemin vers les chaussures minimalistes, mais pas trop vite. Je me suis donc tourné vers mon encyclopédie des chaussures : le Rital Taiseux.

Il est super fan de Merrell et pour mon prochain pas vers la course minimaliste (désolé pour le jeu de mots pourri) il m’a conseillé les Merrell Bare Access 4 pour une bonne transition. Elle sont zero-drop (pas de différence de hauteur entre le talon et les orteils), ne pèsent que 181 g par chaussure, ont une semelle de 13,2 mm (la moitié des Altra One 2) et un amortissement raisonnable (8 mm) pour un coureur qui démarre dans le minimalisme. Mais le plus important est qu’elles sont magnifiques et qu’elles sont rouges ! Encore plus cool : la couleur s’appelle « Molten Lava » (lave en fusion) bonjour Anakin Skywalker. Et elles en jettent au moins autant en noir (here come the Men in Black).

Je n’ai eu qu’une semaine pour m’habituer à ces chaussures avant ma course, ce qui n’est pas vraiment conseillé. Mais dès le premier essai elles étaient vraiment confortables, et même si mes panards larges comme des bateaux se sentaient un peu à l’étroit au début, je les ai tout de suite aimées. À ma grande surprise, j’ai aussi aimé le fait qu’il y ait peu d’amorti et que je sente mieux le sol qu’avec ma paire précédente. Et puis elles sont rouges quoi.

Bon, j’avais toujours un peu peur pour ma course, parce qu’après mon premier essai sur 5 km, je sentais plus mes mollets qu’avec mes Altra. C’était parce que ces nouvelles chaussures me forçaient à adopter une technique correcte. Ça m’a un peu inquiété parce que je n’étais pas sûr de pouvoir courir 10 km sans ressentir une souffrance intolérable aux mollets. Mes inquiétudes se sont dissipées après ma deuxième sortie (5 km) et ont complètement disparues après ma troisième sortie : j’ai couru 11 km sans la moindre douleur. Ah oui, est-ce que j’ai pensé à te dire que ces pompes sont vraiment belles en rouge ?

Le jour de la course, j’étais excité comme une puce (avoir du matos neuf met toujours la patate) et je n’ai pas ressenti de douleur non plus. J’ai établi mon premier record sur 10k, avec 47 mn 01 s, ce que je considère comme plutôt bien pour une première course. Je suis convaincu que j’ai fait ce temps grâce à ces magnifiques chaussures rouges (oui, elles sont rouges).

Récemment, j’ai changé pour des chaussures encore plus minimalistes, mais je garde toujours un souvenir affectueux pour ces Bare Access. Elles sont vraiment confortables, je ne me souviens pas avoir eu des problèmes d’ongles noirs avec, et elles sont bien plus solides que les Altra. Et juste au cas où tu n’aurais pas bien compris ce qui est vraiment important pour une bonne paire de chaussures : il faut qu’elles soient rouges.

Roma Ostia – Le semi-marathon à l’italienne

Ah ! Rome en mars ! C’est vraiment la saison parfaite. Ensoleillé mais pas trop chaud, de la bonne bouffe à s’en faire péter le ventre, un nombre acceptable de touristes, et le semi-marathon italien avec le plus grand nombre de participants.

J’avais promis au Rital Taiseux que je viendrais courir le  semi de Roma-Ostia avec lui s’il venait à Run in Lyon, ce qu’il a fait. J’ai donc dû tenir ma promesse. Je dois admettre que je ne suis pas allé à Rome à reculons. À vrai dire, j’étais tellement motivé que j’ai commencé un programme d’entraînement dès novembre exprès pour cette course. Cela ne m’a pas empêché de ne pas obtenir mon certificat médical à temps pour la course, gros procrastinateur que je suis (les procrastinateurs sont les leaders de demain, estime toi prévenu). Par chance, mon Rital Taiseux est un excellent ami et à réussi à m’obtenir des rendez-vous avec les bonnes personnes à la dernière minute.

L’Italie est un drôle de pays. Rital Taiseux à appelé le labo pour savoir quand on pourrait avoir les résultats d’un test urinaire si on venait samedi matin. On lui a répondu « Dans ce cas, les résultats ne seront pas prêts avant lundi mon brave monsieur », ce à quoi il a répondu que non, vraiment ça ne le ferait pas, ce qui a suffit à leur rappeler que finalement les résultats pourraient être prêts en deux heures, pour le même prix. Nous sommes donc allés au labo déposer mon petit bocal et nous sommes repartis pour un petite course facile dans le plus beau paysage urbain imaginable : on jogge devant les ruines du Forum Romain antique, on trottine devant le Cirque Maxime, et on finit tranquilou devant le Colisée.

French Bloke and Quiet Roman

French Bloke et Rital Taiseux devant le Colisée

L’Italie est un drôle de pays. Pendant notre petit déjeuner, un gars criait un refrain répétitif dans la rue en bas. Apparemment, ce type suit une vieille tradition de crieur de rue offrant ses services d’affutage de couteaux ou de réparation de four. Mais ce n’est que la version officielle. Mon Rital Taiseux me dit que puisque plus personne n’a besoin de ce genre de services, le type vend certainement de la drogue et rabat ses clients à la criée. Après le petit dèj,  on est allés chercher mes résultats et on a filé à Ostia pour mon certificat médical.

L’Italie est un drôle de pays. Le médecin que j’ai rencontré était un type débonnaire dans la cinquantaine, vraiment relax, et lâchant visiblement des blagues à la moindre occasion dans un accent romain bien marqué, ce qui m’a fait regretter de comprendre l’italien aussi mal. Tout ce que j’ai compris, c’est que mon rythme cardiaque de 49 au repos l’a convaincu que j’étais molto atletico, ce qui a suffit à lui faire signer le satané papier.

Au paradis, la police est britannique, les cuistots sont italiens, les mécanos sont allemands, les amants sont français, et tout est organisé par les suisses.
En enfer, la police est allemande, les cuistots sont britanniques, les mécanos sont français, les amants sont suisses et tout est organisé par les italiens.

L’Italie est un drôle de pays. Quelques fruits de mer et pâtes plus tard (oui, ce sont des unités officielles de temps là bas), on est allés chercher nos dossards et on a eu eu la preuve que le stéréotype est vrai. Nous étions au paradis à midi, mais maintenant nous étions en enfer. Sur le papier, tout était organisé parfaitement : il y avait plusieurs tables où on pouvait montrer une preuve d’identité et donner son certificat d’identité en échange de son dossard et d’un sac à code couleur. Le sac servirait à ranger des affaires propres que l’on retrouverait à la ligne d’arrivée, le tout transporté par l’organisation de la course. En réalité, il n’y avait aucune indication, et pas de queue organisée, il fallait se battre pour atteindre une table où le bénévole t’annonce que tu n’es pas au bon endroit et que tu dois faire tamponner ton formulaire avant de retirer ton dossard, mais que si tu étais étranger il fallait aller encore à une autre table. J’avais l’impression d’être dans « la maison qui rend fou » dans les Douze Travaux d’Astérix. On a finalement réussi à retirer nos dossards, nos sacs de couleur et un beau t-shirt Adidas. Comme c’était la fin de la journée, on est allés carb-loader dans une trattoria locale qui servait un Cacio e Pepe à se damner (Pecorino et poivre, miam). Puis on a filé au lit.

Cacio e Pepe

Cacio e Pepe

L’Italie est un drôle de pays. On est arrivés sur la ligne de départ tôt le matin pour pouvoir poser nos sacs dans les camions qui allaient les transporter jusqu’à l’arrivée. Tout avait l’air tellement bien organisé que ça en devenait douteux. Les camions étaient faciles à trouver et bien alignés dans l’ordre, avec deux bénévoles dans chacun pour ranger les sacs. Le numéro du camion était inscrit sur le dossard et sur une étiquette sur le sac. Le mien était le camion № 6 et celui du Rital Taiseux était le № 22, ce qui était bizarre car on ne pouvait voir que des camions numérotés de 1 à 21. C’est quoi ce bordel ? Les bénévoles du camion № 21 nous on informé qu’il y avait tout simplement pas de camion № 22 et qu’il fallait poser son sac dans n’importe quel camion et se souvenir du numéro. Tout est normal…

Le Rital Taiseux et moi avons vidé nos vessies et sommes parti pour un court échauffement : petit jogging de 10 minutes, des pas chassés, on monte les genoux, et hop, direction la ligne de départ. Il y avait plusieurs sas, mais comme aucun de nous n’avait couru de semi-marathon avant, on a dû partir avec la dernière vague. Le Rital Taiseux est retourné pisser juste avant que notre sas commence à se diriger vers la ligne de départ et nous nous sommes perdus de vue. Juste avant le coup de feu de départ, on a finit par se retrouver du regard et on a levé les poings au ciel pour s’encourager mutuellement.

On the Roma-Ostia starting line

La ligne de départ du Roma-Ostia

Pan ! J’ai l’impression que c’est un vrai coup de feu car il y a de la fumée. Le départ est facile et descend un peu. Le seul truc chiant c’est qu’il y a tellement de gens que je me retrouve souvent bloqué par un mur de coureurs difficile à dépasser. Je passe mon temps à crier « scusi, scusi ! » aux autres coureurs et je n’arrive pas à trouver un lièvre de toute la course. Après 5 ou 6 kilomètres, j’avale un gel énergétique. Après 10 kilomètres sans évènement notable, j’ai l’impression que je me suis juste échauffé, malgré le fait qu’il y ait un peu de côte. La côte s’accentue entre les kilomètres 10 et 12, mais je continue à crier « scusi, scusi ! » à qui veut bien entendre mon mauvais italien. Je me sens toujours bien et je suis plutôt optimiste parce que je sais que la course continue en descente et finit par du plat. Je prends une gorgée d’eau à chacun des trois ravitaillements et je me sens vraiment bien jusqu’au 17ème kilomètre. Et là, ça me frappe de plein fouet. Pourquoi est-ce que ça devient aussi dur tout d’un coup ? Je n’arrive pas à garder mon rythme et j’arrête de dire « scusi, scusi ! » à mes frères et sœurs de souffrance. Rétrospectivement, j’aurais dû prévoir un deuxième gel énergétique qui m’aurait peut-être permis d’éviter ce mur. Je continue malgré mes jambes douloureuses. Mais pourquoi mes orteils tapent à l’intérieur de mes chaussures ? J’étais pourtant bien confortable au début de la course ! Quand j’aperçois enfin la 21ème borne, mon courage prend le dessus sur mes jambes et elles accélèrent malgré leur désaccord. Je passe la ligne après 1 heure, 37 minutes et 57 secondes de joie et de souffrance.

L’arrivée de la course est plutôt bien organisée : on nous donne tout de suite un coup-vent et un sac avec une sorte de biscuit mou italien, de la compote, une pomme, de l’eau, une boisson énergétique, et bizarrement  : un demi litre de lait… Quelques mètres plus loin, on nous distribue les médailles, ainsi que du thé chaud ou une glace (j’ai pris les deux). Il y a aussi une tente avec des massages gratuits où je décide d’attendre mon Rital Taiseux en faisant la queue. Il est allé un peu plus lentement que moi car il n’a pas pu s’entraîner autant à cause d’une sale blessure au genou. Mais il m’a rapidement trouvé dans la queue, en train de m’étirer pendant 10 bonnes minutes. Je suis bien content de m’être étiré autant parce que le lendemain, je n’avais presque pas mal aux jambes. D’un autre côté, je pense que je vais perdre deux ongles de pieds dans les semaines à venir… Je ne suis même pas capable de suivre mes propres conseils. Pathétique. Quoi qu’il en soit, ça valait vraiment la peine. J’ai adoré cette course, les conifères sur le bord de la route, le soleil, et le fait que la course avait une réelle destination plutôt qu’être une bête boucle.

French Bloke and Quiet Roman after 21.1 km

French Bloke et Rital Taiseux après 21,1 km

Il va sans dire qu’après une bonne douche, on est allé manger la meilleure pizza du monde en se vantant sur nos performances. C’est parce que nous ne savions pas qu’une heure avant nous, Solomon Kirwa Yego avait passé la ligne d’arrivée après seulement 58 minutes et 44 secondes, à peine 30 secondes de plus que le record du monde, réalisant ainsi le 4ème meilleur temps de l’histoire du semi-marathon !

Comment courir : la bonne technique

Depuis que tu me lis, tu dois savoir qu’il fût un temps où je détestais courir et tu dois te demander ce qui m’a fait changer d’avis. Un des facteurs les plus importants a été de courir à un rythme plaisant plutôt que de faire des entraînements à haute intensité tout le temps (j’écrirai un article à ce sujet plus tard) mais le plus important a été de changer ma technique de course. Bien sûr, c’est Grand Polak qui m’a donné ces excellents conseils :

  • Des foulées plus courtes ont un meilleur rendement énergétique et répartissent mieux l’effort dans le temps. L’effet immédiat est d’avoir une cadence bien plus rapide : idéalement entre 180 et 200 foulées par minute (c’est facile : compte 3 foulées par seconde). Mais ta vitesse devrait rester la même, voire s’améliorer sur le long terme.
  • Atterrir sur le milieu du pied plutôt que sur le talon. Le pied doit toucher le sol au niveau du genou, pas devant le genou bordel ! Il faut imaginer que c’est le genou qui tire le reste de la jambe. et ça viendra naturellement (ainsi que la foulée plus courte) et ça te permettra de :
    • améliorer ton efficacité en te rendant élastique et en te permettant d’être prêt à rebondir immédiatement pour la prochaine foulée plutôt que de mettre les freins avec tes talons à chaque pas.
    • grandement réduire le risque de blessure en répartissant les chocs entre la totalité de ton pied, ton tendon d’Achille, ton mollet (qui est flexible et peu être renforcé) et le reste de ta jambe, plutôt que de concentrer tout l’impact sur ton talon et ton genou qui sont des os et ne peuvent pas être entraînés ou renforcés.
  • Avoir une bonne posture :
    • garder le dos droit te permettra de stabiliser ton centre de gravité et d’avoir un meilleur équilibre.
    • garder tes bras décontractés, à un angle de 90° minimisera l’énergie qu’ils utilisent, laissant cette énergie disponible pour tes jambes.

 

Mauvaise/Bonne technique foulée

Mauvaise technique de foulée / Bonne technique de foulée
Photos de Funk Dooby

M. Bleu court avec de longues foulées inefficaces. M. Orange court avec de courtes foulées plus efficaces.
Le pied de M. Bleu arrive sur le sol en avant de son genou, le freinant à chaque foulée et augmentant les risques de blessure. Le pied de M. Orange arrive sur le sol au niveau de son genou, il est donc déjà en position pour la foulée suivante et il minimise les risques de blessure.
M. Bleu pose le talon en premier : l’impact va se propager directement à son genou via ses os et il va se faire mal tôt ou tard. M. Orange pose l’avant du pied en premier : l’impact sera absorbé par son pied, son tendon d’Achille et son mollet. Que des parties flexibles et qu’il est possible de travailler.
M. Bleu balance tout son corps de gauche à droite en dépensant beaucoup d’énergie à chaque mouvement de corps pour récupérer son équilibre. M. Orange reste le dos droit, oscille probablement très peu et conserve son énergie pour la course à proprement parler.

 

J’étais un peu perplexe, mais j’ai quand même essayé. Puis le Rital Taiseux m’a montré une vidéo et j’ai tout compris. Voici la vidéo magique : Learning the skill of barefoot running (en anglais). Je vous en ai dégotté une presqu’aussi bien en français, faite par des québécois :

Un autre québécois a fait une vidéo sur le même sujet : Course à pied : la bonne technique (on dirait qu’en France, on est nuls pour faire des vidéos sur la technique de course).

Si tu fais tout ça et que tu t’achètes une bonne paire de pompes, ça devrait te permettre d’améliorer l’efficacité de ta course, réduire les risques de te blesser et surtout de permettre d’apprécier la course ! Tu vas me demander, c’est quoi l’entourloupe ? Bon, je dois t’avouer que la foulée médio-pied demande plus d’élasticité de les tendons d’Achille et plus de forces dans les mollets et tout cela ne vient pas en un jour. Donc attends-toi à avoir mal à ces endroits pendant au moins 2 mois. Il suffit de faire attention et d’être patient durant la transition. Commence par courir de petites distances (pas plus de 1 or 2 km, même si tu as l’habitude de courir beaucoup plus) et augmente la distance chaque semaine. Ça vaut le coût, je te promets.

Test : Altra One 2

Altra One Two? Altra One squared? Je ne sais pas. Le département marketing d’Altra a vraiment merdé lorsqu’il a choisi le nom du successeur de l’Altra One. Elle est difficile à trouver sur Google ou dans les boutiques en ligne et on trouve des résultats complètement différents selon que l’on tape un nom ou l’autre. Au final, j’ai acheté ma paire dans une bonne boutique de running dans la City, quitte à payer 20 boules de plus.


Altra One 2

Bon j’avoue, elle est vraiment moche, mais le Rital Taiseux me l’a fortement conseillée.  C’était ma première chaussure zero-drop shoe (c.à.d pas de différence de hauteur entre le talon et la pointe) mais elle a tout de même une semelle de 23mm. Une telle épaisseur peut paraître énorme pour un coureur pieds-nus, mais ça m’a plutôt rassuré pour commencer mon chemin vers les chaussures minimalistes.

Ma première impression a été : « La vache, elles sont légères ! ». J’ai vérifié, chaque chaussure pèse environ 210 grammes : c’est du même ordre de grandeur qu’un iPhone 6 Plus, mais c’est beaucoup moins cher. Et c’est plus facile à mettre aux pieds. Altra 1 – iPhone 0.

La deuxième chose qui m’a frappée, c’est que cette chaussure est vraiment très confortable (c’est sûr que 23mm de mousse, c’est plus confortable que les 7,1mm de l’iPhone 6 Plus, même s’il est connu pour se tordre facilement). J’ai des pieds très larges, tout comme la toebox de cette chaussure, ce qui fait que je m’y suis senti bien dès le premier essai. Ceci dit, certaines personnes reproche a cette toebox d’être trop basse, ayant pour effet de cogner les orteils à chaque pas, mais ce n’est pas le cas pour moi et il semble que cela a été résolu avec le modèle suivant. Altra 2 – iPhone 0.

Le principal grief que j’ai contre cette chaussure, c’est sa longévité. Après 200 km, le tissu a craqué. Je pense que c’est parce que j’ai des panards vraiment chelous et que je cours presque sur le côté du pied ce qui met beaucoup de pression sur le haut de la chaussure. En plus, il pleuvait la plupart du temps où j’ai couru avec ces chaussures et ça a pu affaiblir le tissu. Quoi qu’il en soit, un iPhone dure plus longtemps que ça. Altra 2 – iPhone 1.

Altra One 2 cracked

Au final, je pourrais tout de même recommander cette chaussure malgré ma mésaventure. C’est toujours mieux qu’un iPhone. Le Rital taiseux en a une paire et en est vraiment très content, tout comme la Cuisinière folle. Il paraît qu’il y a un nouveau modèle, la Altra One 2.5, ce qui résout la polémique du nom et, paraît-il, la hauteur de la toebox (ce qui aurait peut-être éviter à ma chaussure de craquer). Quoiqu’il en soit, si je t’ai convaincu d’acheter ces chaussures (j’ai de gros doutes là) tu peux les acheter ici pour les hommes  et là pour les femmes. À vot’ bon coeur!

Il faut lire « Born to run »

Tout est dans le titre. Achète donc ce satané bouquin et lis le ! Sérieusement, quand le Rital Taiseux m’a recommandé de le lire, je me suis exécuté uniquement parce que c’est un de mes amis et que j’ai tendance à avoir confiance en ces gens. Mais en fait je n’avais pas vraiment envie de le lire parce que je n’aime pas trop la littérature non-romanesque, ma pile à lire était déjà haute comme la tour Eiffel et surtout je détestais courir à l’époque.

La narration alterne entre anecdotes sur la course à pied et la quête de Christopher McDougall pour trouver les Tarahumaras, la légendaire tribu de coureur. Ces gars sont hallucinants, quand ils font la fête ils boivent comme des trous puis finissent par une petite course entre pote. Oh, rien de bien méchant, pas plus de 200 ou 300 kilomètres dans les canyons brûlants du nord-ouest mexicain, jusqu’à trois jours d’affilé, avec des tongs faites-main.

Quand il finit par les trouver, il se met en tête de convaincre une bande de cinglés, ultra-runners américains, de les défier sur leur terrain des Copper Canyons (Barrancas del Cobre), dans la Sierra Madre. Ils sont tous plus tarés les uns que les autres. Je n’arrive pas à me décider duquel est le plus fou entre l’ermite qui passe des décennies dans une hutte dans les Canyons juste pour redécouvrir la tribu perdue, la meuf dont la technique de drague consiste à boire plus que l’objet de sa convoitise puis à courir plus vite et plus loin que lui le lendemain matin malgré la gueule de bois, le mec qui décide de participer à un Ironman moderne avec du matos de l’ère victorienne du XIXe siècle et cours pieds nus sur les pierres coupantes du canyon, le type qui s’est fait enlever les ongles des pieds par un chirurgien parce que « de toutes façon ils tombaient sans arrêt », ou un autre des timbrés de l’histoire.

Les anecdotes et les recherches sont au moins aussi captivantes que l’histoire principale et certaines m’ont laissé comme deux ronds de flan. Depuis que j’ai lu le bouquin, je suis pense qu’il y a de bonnes chances pour qu’on soit effectivement nés pour courir et aussi fou que ça puisse paraître, il semble qu’une des raisons pour laquelle homo sapiens a survécu 200 000 ans en tant que bipède omnivore dans un environnement hostile est qu’il chassait probablement les animaux pendant des heures jusqu’à ce qu’ils meurent de fatigue.

En version originale, l’écriture est assez captivante et le livre nous tient vraiment en haleine. J’ai vraiment accroché au bouquin, il m’a fait me marrer à voie haute et m’a laissé stupéfait. Mais la raison pour laquelle il est si bon, c’est qu’il donne vraiment envie de courir et d’aimer ça. Bon, comment ça se fait que tu ne l’aies pas encore acheté? Allez, file !

Ref: Born to run (né pour courir) de Christopher McDougall

PS: Il paraît que la traduction française n’est pas terrible, donc si tu peux, je te conseille de lire la version en anglais : Born to Run: The Hidden Tribe, the Ultra-Runners, and the Greatest Race the World Has Never Seen. Et si tu peux pas, ben essaye, il est moins cher en version originale et ça te fera un bon exercice, bordel!

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