French Bloke Runs

Tais-toi et cours !

Tag: Pieds nus

Test : Vivobarefoot Primus

En chemin vers la course pieds nus, je suis prêt à essayer plein de chaussures minimalistes différentes. Ma dernière trouvaille est la Primus de la marque britannique Vivobarefoot. J’ai tout de suite été séduit par le look de cette chaussure mais aussi parce que la marque dit « Nos chaussures laissent vos pieds bouger librement » et puis parce que j’avais 30% de réduction grâce à Running Heroes, ce qui baissait le prix vers à peine plus de 60 boulettes contre les bons gros 110 € de la boutique en ligne.

Vivobarefoot Primus

Vivobarefoot Primus (tous droits réservés)

Quand j’ai déballé les chaussures j’était tout emballé : elle ont vraiment une super dégaine et sont très TRÈS légères et flexibles. Je les ai essayées immédiatement et je les ai tout de suite trouvées confortables. Elles ont une toebox vraiment large et ça c’est bien pour les péniches qui me servent de pieds. Avec les chaussures est livrée une grosse étiquette qui dit « Ne courrez pas avec nos chaussures » et qui explique que si tu veux courir avec ces chaussures t’as intérêt à savoir ce que tu fais et à courir avec une technique de foulée médio-pied. Je pense que c’est une bonne chose que de donner cette avertissement parce que si tu décides d’attaquer du talon avec ces chaussures, t’es parti pour un niquage de genoux en bonne et due forme.

Après 100 km de course avec cette paire, ce sont toujours les chaussures les plus confortables que j’ai eues, mais comme la plupart de celles que j’ai portées, elles commencent à montrer des traces de fatigue sur les côtés (voire les photos de mes Altra et de mes Merrell après quelques centaines de kilomètres). J’ai un cou-de-pied très fort et ça tue toutes mes chaussures. Celles-ci ne font pas exception et je suis sûr qu’elles vont craquer dans pas longtemps. Je recherche toujours les chaussures qui seront assez solides pour résister à mes pieds monstrueux.

Un autre truc qui me titille avec ces chaussures, c’est les lacets. Ils sont vraiment nuls : ils glissent et se défont tout seuls, mais ils sont trop courts pour faire un double noeud.

Au final, si tu les achètes pour avoir l’impression de vraiment courir pieds nus, tu seras déçu. Bien sûr les sensations du sol sont bien meilleures qu’avec des chaussures qui amortissent (celles-ci ont zéro amorti) et tu sentiras le moindre gravier sur lequel tu cours, mais la semelle est encore trop rigide pour moi et ça ne ressemble pas vraiment à l’authentique course pieds nus, ou même à la course avec des FYF. Mais pas de problème, j’ai encore plein de chaussures minimalistes à essayer, commes les Vibram FiveFingers ou les Soft Star RunAmoc, donc ma quête à la chaussure parfaite n’est pas terminée. À suivre…

Mes meilleurs souvenirs de course

Août 2015, A Guarda, Galice, Espagne. Cela faisait à peine plus d’un mois que j’avais commencé à courir. Je détestais toujours ça mais j’étais très motivé par tout le poids que j’avais à perdre et surtout par ma récente lecture de ‘Born to run‘. Ce bouquin a eu beaucoup d’influence sur moi et même si j’étais supposé être dans un long week-end entièrement consacré à boire et à jouer des percussions, je ne pouvais pas m’empêcher d’y penser.

Bare foot on the beach

Barefoot on the beach photo by Alex Tian

Après un déjeuner fantastique de crustacés galiciens accompagnés de généreuses quantités de vin (le tout organisé par mon couple galicien préféré: Wonder Woman et Superman), nous sommes allés à la plage pour une petite trempette dans l’eau. Je ne sais pas ce qui est passé par mon esprit enivré, influencé par la beauté du moment et les pensées de coureurs légendaires dans des canyons mexicains, mais j’ai commencé à courir pieds nus, comme le personnage un peu fou de Barefoot Ted dans le livre. Alors j’ai hélé Grand Polak (tu peux être sûr qu’il est dans les entourages quand il y a de l’alcool) et on est partis pour un petit jogging le long de la mer. Ce fût un moment magique, mes souvenirs sont un peu troublés mais j’ai toujours ces impressions fantastiques profondément ancrées en moi : la sensation véritable du sol directement sous mes pieds, la brise iodée dans mes cheveux, la douce caresse du soleil sur ma peau et la pure joie de courir partagée avec un ami proche. On a couru moins de 4 km mais cette course a été un moment déterminant pour moi. Je pense que c’est le moment où j’ai décidé de commencer ma quête vers la course pieds nus, et accessoirement le moment où j’ai commencé à aimer courir.

Je dois avouer qu’il y a eu un revers à cette médaille en or : comme je n’étais pas habitué à courir pieds nus, j’ai eu des ampoules tellement énormes sous les pieds que je n’ai pas pu marcher pendant deux jours. Rétrospectivement, c’était de la folie mais cela a vraiment valu la peine, quelque part, c’est ce que je cherche à revivre en transitionnant vers la course pieds nus.

À peine une semaine plus tard, le Rital Taiseux est venu à Londres et je lui ai tout raconté. Nous avons bu et inévitablement, à la fin de la soirée, on est partis courir pieds nus dans les rues de Greenwich. Ce fût un autre moment mémorable et ça a achevé de me convaincre que je voulais courir pieds nus. Bien sûr, cette fois nous avons couru moins de 2 km parce que mes ampoules étaient tout juste soignées et que je voulais pouvoir marcher le lendemain. Quoi qu’il en soit, maintenant tu connais ma motivation secrète pour courir : c’est une quête pour retrouver ces 2 instants magiques.

Matos : l’utile et l’inutile

Après pas loin d’un an de course et pas mal d’argent dépensé dans du matos de course et des gadgets, je commence à avoir une bonne opinion de ce qu’il est utile ou inutile d’acheter.

Haut

Absolument indispensable. Ne cours surtout pas de longues distances avec des t-shirts en coton. Il faut acheter des haut en tissus techniques contenant par exemple du polyester et de l’élasthanne. Mes préférés sont ceux de Tribesports (je n’ai aucun accord commercial avec eux, ils sont juste vraiment bons). Si le coton est à prohiber impérativement, je te recommande aussi de ne pas courir avec les t-shirts donnés lors des courses parce qu’ils sont ne sont généralement pas près du corps. Si tu ne suis pas ces conseils, tu risques d’avoir les tétons douloureux, sois prévenu : Touche-à-tout l’a appris à ses dépens au semi-marathon de Bordeaux.

Bas

Il est sans doute moins important d’avoir un bon short pour la course que d’avoir un bon haut. Mais il est vraiment plus agréable de courir avec un short ultra-léger et je pense que ça vaut la dépense. Encore une fois, le coton provoque des irritation l’intérieur des cuisses, donc à éviter à tout prix.

Le jours froids d’hiver, des collants ou des leggings sont vraiment apprécié, mais j’ai remarque qu’acheter les premiers prix est suffisant.

Chaussettes

Ne gâche pas ton argent là dedans. Je ne vois pas la différence entre mes chaussettes basses de course Décathlon à 2 € et ma paire de chaussettes Mizuno avec coussinets et double épaisseur à 15 €. Si tu veux éviter les ampoules, la solution est à chercher du côté des chaussures, pas des chaussettes.

Accessoires

Je n’ai pas encore essayé tous les accessoires mais j’ai l’impression que la plupart sont inutiles (OK, une gourde peut servir lors d’une longue course ou d’un trail). L’unique accessoire que j’emporte à toutes mes courses c’est un bracelet éponge pour m’essuyer le front et éviter que la transpiration ne me coule dans les yeux.

Je n’ai pas encore d’opinion sur le matos de compression. Il se peut que cela serve, mais je suis convaincu que pour éviter les courbatures, il n’y a rien de mieux qu’une longue séance d’étirements après la course.

Gadgets

Encore une fois, je suis super fan des gadgets mais je dois admettre que la plupart ne sont pas vraiment utiles. Je dirais que la montre est le seul qui peut vraiment aider a s’améliorer, et à un niveau débutant comme le mien, on a surtout besoin du chrono et de la vitesse instantanée, la nécessité d’un cardiofréquencemètre est contestable. Je pense que les coureurs n’ont vraiment pas besoin d’un téléphone ou d’un lecteur mp3. Certains pensent même que si tu as besoin de musique en courant, c’est que tu n’aimes pas courir.

Chaussures

Je vais finir avec le plus important dans le matos : les chaussures ! Bien sûr, elles sont utiles et il est essential d’avoir des chaussures qui conviennent à son style de course – comme tu le sais déjà, je suis un défenseur des chaussures minimalistes et du style barefoot (pieds nus). Mon conseil est de toujours acheter une taille plus grand, ça permet d’éviter les ampoules et les ongles noirs, surtout si tu as un pied grec ou celtique comme moi.

Maintenant, j’aimerais faire valoir la thèse opposée, comme quoi les chaussures sont inutiles. Je fais doucement la transition vers la course pieds nus (j’ai déjà testé des trucs bien minimaux). Avec un peu de chance, dans quelques mois ou années, je serai capable de disputer des courses pieds nus !

Tired shoes

Chaussures fatiguées ou pourquoi il est important d’acheter une nouvelle paire avant 800 km

Test: libère tes pieds avec Free Your Feet (FYF)

Sur mon chemin vers la course pieds nus, je pense que j’ai trouvé le matos le plus minimal qu’on puisse imaginer porter aux pieds. Cela a commencé par une campagne Kickstarter l’année dernière et j’ai tout de suite été attiré. Je venais de finir de lire Born to Run et j’avais eu l’occasion de courir pieds nus deux fois et j’avais adoré. Je ne pouvais donc qu’être séduit par la promesse de la sensation la plus proche possible de la vraie course pieds nus (même mieux que les FiveFingers de Vibram) tout en ayant la sécurité et la tranquillité d’esprit que l’on peut avoir avec des chaussures.

Free your feet (FYF)

Free your feet (FYF) par la Swiss Barefoot Company

Les FYF sont une espèce de super chaussettes faites d’un fil super résistant appelé Dyneema®. La Swiss Barefoot Company prétends que ce fil est 15 fois plus résistant que l’acier et j’ai bien envie des les croire. Ces super chaussettes sont résistantes aux coupures (même pas peur des tessons de verre), résistantes à l’extension et aux déformations et elles un une sorte de matériau agrippant sous le pied. Malheureusement elles ne sont pas vraiment résistantes à l’abrasion (plus à ce sujet en fin d’article) et ne sont pas résistantes aux perforations (donc un clou ou un oursin peuvent toujours te faire bobo). Comme les Vibram FiveFingers, elles ont 5 doigts permettant aux pieds et aux orteils d’être serrés confortablement.

Donc même si elles ne sont pas spécifiquement conçues pour courir, j’ai participé au financement du project. Malgré le fait que le fabricant recommande les FYF taille haute pour courir, je ne pouvais pas me résoudre à les acheter et à devenir un drapeau suisse ambulant, j’ai donc choisi les FYF taille basse. Au moins, ils promettent de nouveaux designs pour les tailles hautes dans le futur, mais je pense qu’ils doivent d’abord finir de satisfaire toutes leur commandes Kickstarter et toutes les pré-commandes reçues depuis. Cela peut prendre un certain temps vu qu’ils ont déjà 2 mois de retard sur leur planning : je devais recevoir les miennes en février et je ne les ai reçues qu’en avril.

Le jour où j’ai reçu mes FYF, j’étais tellement content que je les ai essayées immédiatement. J’ai fait fi de la recommandation de ne pas les utiliser sur la route et je suis parti courir. Ma première impression a été géniale, la sensation est vraiment très proche de la course pieds nus, bien mieux que toutes les chaussures que j’ai pu essayer avant, y-compris mes Merrell Road Gloves les plus minimalistes.

Freeing my feet with FYF

Je libère mes petons avec FYF

Bien sûr j’ai commencé à courir de courtes distances pour m’y habituer, car courir pieds nus utilise des muscles légèrement différents que la course avec chaussures, même en courant avec la bonne technique. Mais très rapidement j’ai pu courir jusqu’à 6 kilomètres sans problème.

OK, je suis peut-être un peu trop enthousiaste sur ces chaussettes et il y a tout de même quelques aspects négatifs aux FYF :

  • Ce sont des chaussettes, donc c’est pas super de courir avec quand le sol est mouillé (je déteste la sensation de porter des chaussettes mouillées)
  • Elles ne sont pas résistantes à l’abrasion et la Swiss Barefoot Company a raison : il ne faut pas courir avec sur la route. Ma paire a commencé à avoir des petits trous après seulement 30 km. C’est beaucoup comparé à une paire de chaussettes normales (qui seraient probablement ruinées après 500 m) mais certains utilisateurs les ont fait durer plusieurs centaines de kilomètres sur des surfaces plus naturelles

D’une manière générale, j’en suis plutôt satisfait, même si je ne peux pas les utiliser sur la route (qui est mon terrain de prédilection pour la course), mais une fois qu’il y aura de nouveaux designs, c’est sûr que je m’en rachèterai une paire pour courir des trails, ou bien dans la nature et dans les parcs.

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