French Bloke Runs

Tais-toi et cours !

Tag: Draculito

Championnat des 10 km du Middlesex

Nom de nom, je suis vraiment une feignasse. Je n’ai rien écrit depuis un mois ! C’est aussi nul que Grand Polak. Au moins, j’ai couru et j’ai même concouru. Cette fois j’ai bien fait gaffe à contrôler ma consommation d’alcool les jours avant la course, et j’ai même réussi à ne pas boire du tout à une soirée d’anniversaire. Si ça c’est pas du self-control, je ne sais pas ce qu’il te faut. OK, Draculito ma donné un truc de fana de muscu : boire un Virgin Mary, c’est bien meilleur que la bière sans alcool et ça dure plus longtemps qu’un soda.

Bref, je suis arrivée frais et dispo au départ de la course, sans même une petite gueule de bois pour changer. Le championnat des 10 km du Middlesex était organisé par un autre club, retiens ton souffe : le Victoria Park Harriers and Tower Hamlets Athletics Club mais c’était aussi le championnat de mon club : Serpentine RC. Autant te dire que le niveau des coureurs était bien plus élevé que celui que l’on trouve à une course lambda pour une association caritative. C’était vraiment une expérience à part : tous les coureurs portaient un maillot de club, principalement VPH&THAC et Serpentine, mais j’ai aussi repéré des coureurs de plein d’autres clubs, dont un Mornington Chaser (pas celui que j’ai battu au Beer Mile World Classic malheureusement).

Après ma petite routine d’échauffements habituelle, je me suis dirigé vers la ligne de départ. Comme nous n’avions pas de puce, j’ai deviné que le temps serait calculé par rapport au coup de feu de départ plutôt que le temps réel donc j’ai essayé de me placer assez près de la ligne de départ. Cela ne m’a pris que 2 secondes après le gros BANG pour passer la ligne de départ mais je me suis vite rendu compte que le niveau des coureurs était vraiment bon : la moitié des gens derrière moi m’ont doublé dans les premières centaines de mètres. Ensuite ça n’a pas beaucoup doublé, les coureurs en club touchent leur bille et savent vraiment être réguliers ! Comme d’habitude, j’ai couru mon premier kilomètre trop vite et j’ai essayé de calmer mes ardeurs pour la première moitié. Puis j’ai essayé d’accélérer, mais sans grand succès. Heureusement que je m’étais trouvé un lièvre à ce moment là, sinon j’aurais probablement décroché. J’ai essayer de le doubler pour toute la deuxième moitié de la course mais je n’ai pas trouvé l’énergie. Jusqu’aux 200 derniers mètres où j’ai réussi à sortir un bon petit sprint des familles et je l’ai enfin doublé ! J’ai bien sûr poussé mon cri de victoire devenu ma signature et j’ai attendu quelques secondes pour serrer la main de mon lièvre qui arrivait juste derrière. Il m’a félicité, mais au fond de moi j’étais un peu déçu parce que je savais que mon temps officiel serait de 42 minutes et 1 seconde.

Juste 2 secondes plus vite et j’aurais pu me la péter en disant que je coure 10 kilomètres en moins de 42 minutes ! C’est vraiment frustrant, surtout que s’il y avait eu des puces, mon temps réel aurait probablement été dans cette zone. Depuis, j’ai un peu relativisé et au final je suis bien content puisque j’ai tout de même battu mon record précédent de 21 secondes. On va dire que c’est un bon présage pour mon semi-marathon la semaine prochaine.

Middlesex 10k Championship

Une tripotée de coureurs de Serpentine au championnat des 10 km du Middlesex

Voyager et courir

Comme je suis en vacances hors de Londres cette semaine, j’ai pensé qu’il serait bien d’écrire sur les voyages et la course. Certains voyagent spécialement pour aller courir – je ne pense pas du tout à Grand Polak, qui est allé en Éthiopie, au Kenya et aux USA juste pour courir, non, non, non, il n’est pas fou et il écrit même à ce sujet [en]. Mais ce n’est pas le seul : la Cuisinière Folle se prépare un petit voyage à Lanzarote pour participer au triathlon Ocean Lava avec sa boîte et je suis sûr qu’il y a beaucoup de monde qui fait de même. Il se peut même que je l’ai fait moi-même (oups) et bien que courir n’est généralement pas la raison de mes voyages j’essaye de courir partout où je vais.

Lyon, France

C’est ma première destination de course évidemment, bien que je ne suis pas sûr que ça compte vraiment comme un voyage car c’est ma ville d’origine. J’y suis en ce moment et cela me rappelle de vieux souvenirs à chaque fois. Cette semaine j’ai couru avec le Grand Frenchie, ainsi qu’avec ma soeur et ça m’a rendu bien content d’être en au moins aussi bonne forme physique qu’eux pour la première fois de ma vie. Je suis aussi venu à Lyon pour ma première course sur 10 km en septembre dernier (note pour plus tard : il faut que j’écrive sur celle-là) et que j’ai établi mon premier record. J’adore courir dans cette ville car les berges du Rhône et de la Saône y sont vraiment adaptées ; elles sont sans voitures, pleines d’arbres et joignent un parc à un autre.

French Bloke at Run In Lyon 2015

French Bloke à Run In Lyon 2015

Auckland, Nouvelle Zélande

Oui je sais, je me la pète, mais c’est le but de cet article non ? Ce run date de l’époque où je n’aimais pas courir, mais au moins j’avais ma soeur (qui vivait là-bas à l’époque) pour me tenir compagnie. C’était dur : j’avais de vieilles chaussures, je pesais 15 kg de plus qu’aujourd’hui et je n’avais pas couru depuis longtemps. Je n’ai même pas pu me pousser à finir car la fin était une montée bien raide. Maintenant j’aimerais bien le refaire (plus pour retourner en Nouvelle Zélande que pour comparer le nouveau moi qui court avec le vieux moi bien gras). Quoi qu’il en soit, ce furent des vacances sportives avec beaucoup de randonnée, de nage et de spéléo.

At the top of the Ngauruhoe (aka Mount Doom)

Au sommet du Ngauruhoe (aka La Montagne du Destin)

A Guarda, Espagne

Lors d’une visite dans la région natale de Wonder Woman et Superman, j’ai fait ce run impromptu pieds nus qui devint un moment déterminant pour la suite. Je veux écrire un billet spécifiquement à ce sujet donc je ne vais pas trop en dévoiler ici.

Bucarest, Roumanie

En fait, j’ai couru à plusieurs endroit en Roumanie lors d’une visite de la Transylvanie native de Draculito. Et bien que ce fût complètement imprévu, j’ai même participé à une course là bas ! Courir dans la fraîcheur des forêts autour du château de Bran où dans la pittoresque Sighisoara était plus agréable que de courir dans les rues brûlantes de Bucarest – bien que ce fût un très bon moyen de découvrir la ville.

Race in Cluj-Napoca

La course « Crosul Companiilor » à Cluj-Napoca

Llan-Maes, Pays de Galles

Courir dans la tranquille campagne galloise a définitivement été le meilleur moment de ce week-end maudit que j’ai passé à Cardiff pour voir la France se faire défoncer par l’Irlande lors de la coupe du monde de Rugby.

Annecy, France

Avant de rendre visite à Wonder Woman et Superman dans leur Chamonix d’adoption, la Choupichouette et moi sommes restés quelques jours dans cette belle ville alpine qu’est Annecy, où nous avons randonné et ou je me suis tenu à mon sacro-saint programme d’entraînement et on a même fait un joli petit run ensemble, dans le froid de la montagne.

Rome, Italie

OK, je suis un peu fou, je dois avouer que parfois il m’arrive de voyager uniquement pour courir. Mais j’avais une bonne excuse : je rendais visite au Rital Taiseux à qui j’avais promis de courir le semi-marathon de Roma-Ostia s’il venait à Lyon pour notre premier 10 km, ce qu’il a fait. Et j’ai déjà écrit un billet sur ce premier semi-marathon.

French Bloke and Quiet Roman

French Bloke et Rital Taiseux à Rome

Cologne, Allemagne

Là c’était aussi un run imprévu. J’ai eu la chance d’aller en Allemagne pour le boulot et j’ai décidé de rester à Cologne pour le week-end. Je me suis fait 23 km tranquilou, juste pour m’amuser et pour voir la superbe ceinture verte de la ville, les berges du Rhin et les attractions principales, y-compris le célèbre Kölner Dom.

Bordeaux, France

Non seulement Bordeaux a des vins parmi les meilleurs du monde, mais c’est aussi la ville où Touche-à-tout habite. Cela fait 2 excellentes raisons d’y aller, mais ce ne sont pas d’assez bonnes raisons pour arrêter de suivre le sacro-saint programme d’entraînement. Nous avons donc couru ensemble le long de la Gironde et nous avons fait une bonne séance d’étirements ensuite.

Occasions manquées

Je suis aussi allé en Pologne pour fêter la nouvelle année avec Grand Polak, mais avec des températures légèrement frisquettes de -18°C, devine où est-ce que le sacro-saint programme d’entraînement a bien pu se mettre ses sessions d’intervalles… Même Grand Polak n’a pas couru pendant 4 jours (ouais je sais, c’est à peine croyable).

Et comme c’était une randonnée difficile, je n’ai pas couru au Maroc où j’ai grimpé le Djebel Toubkal, point culminant de l’Atlas. Cela n’a pas empêché Grand Polak de courir. J’ai même écrit au sujet de ce voyage sur ce blog.

Occasions futures

La Fée Crayon se marie avec Papi Ronchon, on va donc aller en Écosse pour unir ce joli couple, cela fera peut-être une occasion de courir, bien que je doute que je sois en état le lendemain de la grosse fête. Peut-être qu’ils nous inviteront pour un deuxième mariage au Brésil ! Ça ouvrirait de tout nouveaux horizons de course…

Aller au boulot en rollers

Je suis paresseux cette semaine, donc je vais simplement te montrer une vidéo que j’ai faite l’année dernière. J’ai déjà parlé du fait que je vais au boulot en rollers (de moins en moins, depuis que je cours de plus en plus). Donc j’ai demandé à Draculito de me prêter sa GoPro et voici le résultat :

Je trouve que c’est un trajet plutôt génial j’aime toujours autant le faire !

Ma première course : du grand n’importe quoi à Cluj Napoca

Il faut que je te ramène au mois de septembre 2015. À l’époque je ne courais que depuis 2 ou 3 mois mais j’étais vraiment à fond, probablement parce que je m’améliorais rapidement, progrès non sans relation avec une bonne perte de poids durant l’été. Rassure toi, cela ne m’empêchait aucunement de boire comme un trou. Bien au contraire.

J’ai passé cette semaine de septembre en Roumanie avec ma Choupichouette, Grand Polak et un groupe de potes, tous invités par Draculito et Yoga Girl.  Ce pays est vraiment très accueillant, un fût de bière y est moins cher qu’une pinte d’ale à Londres, et la nourriture y est principalement à base de gras de cochon, de polenta et de crème (je vous ai dit que c’est un pays TRÈS accueillant?).  Nous sommes arrivés un samedi. Évidemment, nous avons passé la nuit à écumer les bars de Cluj Napoca.

À un moment donné, tard dans la nuit, nos sens et nos pensées déjà lourdement affectés par les quantités industrielle de bière ingérées, Draculito nous annonce un truc du genre « Au fait les gars, je sais que vous aimez courir et il y a une course ici demain. Je suis sûr que vous pourrez vous inscrire le matin même. Le site web dit que la course fait dans les 6 km ». Bien sûr, on a répondu « Ouais, allez on le fait ! » et on a repris nos activités nocturnes (principalement boire et raconter de la merde).

Le lendemain matin, Choupichouette, Grand Polak et moi étions sur la ligne de départ avec la gueule de bois des grands soirs. Autant dire que je n’étais pas vraiment motivé pour m’échauffer, mais Grand Polak ne m’a pas donné le choix et dès qu’on a commencé a courir, la gueule de bois a commencé à s’estomper. L’atmosphère commençait à chauffer aussi, surtout parce que le gars et ses bimbos sur la scène entraînaient tout le monde à faire de grands mouvements sur de la techno-dance d’Europe de l’est, très forte. Puis tout le monde s’est dirigé vers la ligne de départ et j’ai commencé à sentir monter la tension.

Et c’est parti ! J’ai commencé à courir, en visant un rythme pour 6 km et ça allait plutôt bien. Il était assez évident que la plupart des participants n’avaient jamais couru une minute avant ce jour et ça faisait du bien de doubler tout le monde, même si certains étaient bien entraînés et impossible à doubler ou même garder en vue pour moi. Fin du premier tour, ma montre me dit que j’ai fait un peu plus de 2 km. OK, il doit rester 2 tours, je vais éviter de me tuer pour le moment, je courrai plus vite au troisième tour. Alors je garde mon énergie pour plus tard (ce qui ne m’empêche pas de transpirer à grosses gouttes). La ligne d’arrivée apparaît pour la seconde fois et il semble clair qu’il n’y aura pas de troisième tour, donc je sprinte aussi vite que je peux, je double quelques grosses larves et je passe la ligne d’arrivée.

Une jeune fille habillée très court me passe une médaille autour du cou, je suis sûr que je vais me faire engueuler par Choupichouette, mais je suis content. Rien à cirer de la pouf : je me sens tout euphorique à cause de la course. J’ai fini ! Bon, j’aurais pu faire mieux si j’avais su qu’il n’y avait que deux tours, mais je me sens super bien ! L’atmosphère est électrique, j’ai couru, je l’ai fait !

Cluj-Napoca Crosul Companiilor 2015

Quelques minutes plus tard, Grand Polak passe la ligne d’arrivée à son tour. Il a couru tellement vite que les bimbos n’étaient pas encore en place lorsqu’il a fini son deuxième tour, alors il a fait un troisième tour ! Quoi qu’il en soit, il a presque volé la course et a fini dans le top 5 (sur un bon millier de participants). Choupichouette était visiblement très contente aussi, elle a couru un semi-marathon la semaine suivante. Ouais, c’est une fille comme ça.

Le jour suivant, Yoga Girl nous a organisé une petite session de yoga pour nous détendre. Vindiou, que c’était bon de s’étirer ! Je le recommande vraiment après une course, surtout après une aussi portnawak que celle-ci.

Un week-end à courir

Mon plan d’entraînement du moment comprend des intervalles le samedi et une course longue le dimanche. Je dois bien avouer que je n’aime pas trop les intervalles, les collines ou les fartleks, donc en général je fais le strict minimum : 10 minutes d’échauffement puis je cours mes intervalles en prenant le soin de me démerder pour finir pas trop loin de la maison. En revanche, j’adore mes courses longues. Pas besoin de courir vite ou de souffrir, pas vraiment besoin de penser à la technique ou au rythme, je peux simplement me vider la tête et profiter de la course.

Mais samedi dernier, Grand Polak et moi avions prévu de nous entraîner ensemble. J’ai fait mon petit échauffement habituel de 10 minutes en courant jusqu’au point de rendez-vous au parc de Greenwich. Là, il m’a dit « Alors comme ça tu n’as pas de routine d’échauffement avant une course ou un entraînement intense ? Tu sais, 10 minutes d’échauffement, c’est à peine la base. Je vais te montrer quelques étirements et autres joyeusetés. ». Punaise, c’était pas facile : des pas chassés, marcher en levant les genoux, sautiller comme un putain de cabri, dancer la Macarena ou un truc approchant, des étirements dynamiques (c.à.d. s’étirer tout en courant, oui oui monsieur, tout est normal). Puis une série de petits sprints et c’est parti ! Maintenant vas faire tes intervalles manant, pendant que je fais d’autres trucs encore plus durs. On se voit dans 30 minutes, à tout’.

Bon, c’était dur, mais j’ai à peu près géré. Putain, maintenant faut que je coure mes intervalles. Bon, je vais faire ça sur la prairie de Blackheath, c’est juste à côté et c’est à peu près plat, contrairement au parc de Greenwich. Ah oui, en effet, c’est « à peu près » plat, mais pas tant que ça ! Et avec la boue et le vent, c’est parfait, ça rend les choses encore plus faciles. Courage, plus que 30 minutes et après c’est fini.

Ah bah non. Grand Polak en avait encore pour moi. Maintenant on va se faire des vrais étirements ! Et vas-y que je te fais tirer sur les bras, le cou, les jambes Aïe ! Ça fait mal. Je sens bien que ça fait du bien à mes jambes, mais ça fait mal. Et c’est reparti, les adducteurs, les mollets, et tire sur tes jambes dans tous les sens… Et c’est pas fini : encore des grand gestes avec les bras et le compte devrait y être. Je te garantie qu’après ça, tu le sens bien ton corps. La dernière bonne idée de la journée ? Bah finir en courant 10 minutes pour récupérer, quelle question.

Bref, c’était un tout nouveau niveau d’entraînement pour moi, mais ce n’était pas fini ! Le soir, Grand Polak, Draculito et moi avons rejoint la Fée Crayon et Papi Ronchon pour un ceilidh. Une soirée de danse traditionnelle écossaise pour préparer le mariage (Fée Crayon est écossaise et va se marier avec Papi Ronchon), ça veut dire encore quelques heures à courir et sauter en rythme au son du violon.

Dimanche, ma course longue adorée n’était pas si facile que ça et je sentais mon corps et mes jambes un peu plus que d’habitude. J’ai comme l’impression que l’entraînement intensif de la veille n’y était pas pour rien et a un peu affecté mon rythme. Au final, j’étais quand même bien content et j’ai réussi à courir 19km en un peu plus d’1h45. Ma plus grande distance jusqu’à présent ! (Pas pour longtemps)

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