French Bloke Runs

Tais-toi et cours !

Category: L’univers de la course (page 1 of 2)

Sonic la bête de foire

Ça fait longtemps que je n’ai pas râlé sur ce blog et je sais que tu aimes ça, donc voici un petit coup de gueule gratuit pour ton plaisir. Sérieusement, Sonic, c’est pas un phénomène de foire ? Quand j’était plus jeune, j’avais (et j’ai toujours) une Sega Mega Drive II (Genesis II chez les ricains) avec tous les jeux Sonic, y-compris Sonic & Knuckles sur lequel on pouvait empiler d’autres cartouches pour débloquer de nouveaux jeux. À l’époque, la mascotte bleue était vue comme un concurrent sérieux à Super Mario – rétrospectivement c’est risible – et j’avoue que j’était un vrai fan. Maintenant je me rends compte que ce n’était qu’un tissu de mensonges.

Premièrement, les hérissons ne sont pas bleus et ils ne portent pas de chaussures. Je vais mettre ça sur le compte de la licence artistique, mais ce n’est pas réaliste. Au moins, il porte des chaussures rouges et c’est ça qui compte (tu te souviens ?), bien que je n’ai jamais vu de chaussures de course avec des boucles en métal plutôt que des lacets (ça aussi ça n’est pas réaliste).

Deuxièmement, dans la vraie vie les hérissons sont ridiculement timides. J’ai récemment dû nourrir le hérisson de mes voisins pendant 2 semaines, donc j’ai une expérience de premier rang dans le domain. Dès que je l’approchais, il se mettais à trembler frénétiquement de peur ! Maintenant, tu ne vas pas me faire croire que ce petit bonhomme peut courir à travers le monde et tuer de méchants robots sans être terrifié ? Je n’y crois pas une seconde.

Et puis il y a la question de sa spécialité de course. Sonic peut sprinter pendant quasiment tout le jeu sans une goutte de sueur. Sérieusement ? Soit t’es un sprinteur, soit t’es un coureur de fond, éventuellement coureur de distances moyennes, mais tu ne peux certainement pas sprinter plusieurs heures d’affilée ! D’accord, les marathoniens d’élite courent 42,195 km à une allure plus rapide que je ne coure un 100 m. Mais ni Usain Bolt, ni Dennis Kimetto ne peut courir cette distance à 1 minute 40 du kilomètre !

Tu vas me soutenir que Sonic a des super pouvoirs et qu’il triche avec des ressorts et autres ingénieux appareils, mais je trouve cela douteux au mieux. Personne ne va plus vite avec des Kangoo Jumps qu’avec de vraies chaussures. Encore une lubie risible des années 90. Et je ne pense pas qu’on puisse prétendre doubler sa vitesse avec des chaussures à ressort comme les Enko ou les Adidas Springblade, c’est grotesque.

Néanmoins, malgré toute la médisance dont je viens de gratifier Sonic, il restera toujours le meilleur dans mon cœur. Comment pourrait-il en être autrement après avoir écouté la superbe musique composée par Masato Nakamura ?

Coureurs célèbres : Marie-José Pérec

Après Emil Zàtopek, Marie-José Pérec est probablement la deuxième grande coureuse qui a contribué à rendre la course un sport inspirant à mes yeux. Comme la plupart des français, je me souviens encore de Marie-Jo se drapant dans le drapeau français après avoir gagné la médaille d’or au 400 m des JO d’Atlanta en 1996. 20 ans après, son temps de 48,25 secondes en fait toujours la troisième femme la plus rapide de tous les temps!

Marie-Jo Perec - Atlanta 1996

Marie-Jo Perec – Atlanta 1996 Photo by sd_ukrm

Je sais, elle était sprinteuse et moi je suis plutôt intéressé par la longue distance, mais je la trouve tout de même vraiment inspirante et son palmarès est vraiment impressionnant ! Ce qui est marrant, c’est qu’elle n’aimait pas vraiment courir étant jeune, ce qu’elle kiffait, c’était le basket. Elle n’a découvert son talent qu’à la fin de son adolescence. À 20 ans, après seulement une année d’entraînement, elle est devenue championne de France du 400 m ! Trois ans plus tard, en 1991, elle est devenue championne du monde de la distance à Tokyo. L’année suivante elle a gagné l’or aux Jeux Olympique de Barcelone et 4 ans plus tard, notre porte-drapeau a fait le doublé et a gagné 2 médailles d’or à Atlanta (400 m et 200 m). Si ça c’est pas impressionnant, je ne sais pas ce qui l’est.

Je sais que la fin de sa carrière est décevante et beaucoup de monde se souvient de son mauvais quart d’heure aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000, mais je préfère m’en souvenir comme d’une légende de l’athlétisme français, et du sprint en général.

Traîtres tapis de course

Les tapis roulants sont dangereux, et ça c’est drôle !

Jeunes coureurs

La dernière fois que j’ai couru sur piste (c’était aussi la première) il y avait un groupe d’enfants qui s’entraînaient avec leur prof. Certains d’entre eux étaient super jeunes et les autres étaient encore plus jeunes, ce qui m’a un peu remis en question parce que certains d’entre eux étaient déjà presqu’aussi rapides que moi. Ça m’a aussi remémoré deux petites histoires que j’ai lues au sujet de jeunes coureurs.

Running Child photo by Peter Mooney

Enfant qui court photo de Peter Mooney

La première histoire est celle de Budhia Singh, un enfant coureur indien. Un jour alors qu’il avait à peine 2 ou 3 ans, il a été puni et on l’a fait courir autour d’une piste. L’adulte qui l’avait en charge l’a oublié et lorsqu’il est revenu cinq heures plus tard, le petit Budhia courait toujours ! C’est une histoire assez incroyable et ça ne s’arrête pas là : à l’âge de 4 ans il avait déjà couru et terminé 48 marathons, ce qui est un peu déprimant parce qu’avec 3 décades de plus sous les bras, je n’en ai toujours pas couru un ! Malheureusement l’histoire ne se termine pas bien (pour en savoir plus, va lire l’article Wikipedia), il a été interdit de courir jusqu’à l’âge de 11 ans et maintenant, à 14 ans, il n’a plus rien d’un coureur exceptionnel.

La deuxième histoire [en] est plus heureuse.  C’est l’histoire d’une petite New-Yorkaise courageuse de 12 ans qui a terminé un semi-marathon par erreur. Elle était supposée courir un 5K familial mais a pris le mauvais départ. À mi-chemin elle s’est rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond – elle avait déjà couru trop longtemps. Et c’est là que j’admire notre petite héroïne : quand elle a vu son erreur elle a tout simplement pensé « Et puis zut, je vais la finir quand même cette course ! » voilà qui demande courage et ténacité ! Après 2 heures, 43 minutes et 31 secondes d’angoisse, sa mère l’a retrouvée avec une médaille autour du cou. Encore une fois, je n’ai couru mon premier semi que cette année, ça me laisse songeur…

The Oatmeal court

Si tu ne connais pas Matthew Inman, permets moi de te le présenter. Il est l’auteur du blog BD humoristique mondialement connu The Oatmeal (ce qui explique pourquoi la plupart des liens de cet article sont en anglais). Je l’adore, il est un peu comme une version américaine de moi : il est fan de Tesla (autant le scientifique que la marque de voiture) et tout ce qui est eco-friendly, il aime la science et l’astronomie, il est athée,  il aime la biére, il aime les chats, il a le sens de l’humour d’un enfant de 6 ans (et oui, je trouve ça drôle) mais surtout, il court !

La comparaison ne s’arrête pas là. On a tous les deux commencé à courir pour des raisons très similaires : j’ai expliqué les miennes sur ce blog, il a expliqué les siennes dans sa BD « The Blerch » qu’il faut absolument lire.

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Je donne des conseils pour courir de longues distances, lui aussi, dans une BD hilarante:

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J’ai essayé de te donner de la motivation, lui aussi :

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Je vois la course comme une forme de méditation, lui aussi.

Vraiment, la seule chose qui nous différencie, c’est que mon blog est bien plus connu que le sien – ou peut-être l’inverse, en effet il organise ses propres courses : « Beat the Blerch » et il est sponsorisé par des marques comme Saucony.

Courses à boire

J’ai déjà parlé de la relation intime qui peut exister entre courir et boire, mais parfois cette relation est vraiment très forte. En effet quelques coureurs fous (ou géniaux ?) organisent des courses qui impliquent de courir et de boire en même temps ! J’ai rassemblé une liste de ces glorieuses courses :

Bière

Tu sais déjà qu’il y a des bières sans alcool spéciales pour coureurs, mais il y a aussi des courses pour les amateurs de bière :

  • Beer Mile : c’est la plus célèbre des courses qui inclue la boisson dans ses règles : 4 tours de piste, 4 bières. Chaque bière doit être consommée avant le début du tour. Il y a même un Beer Mile World Classic (🇬🇧) à Londres le mois prochain, bien entendu j’y participerai ! Et si tu le rates, il y a aussi le Flotrack Beer Mile (🇺🇸) au Texas en décembre prochain, ainsi que la Beerfit Running Series (🇺🇸) un peu partout aux USA.
  • Kastenlauf : c’est le parent historique du Beer Mile. Cette tradition remonte à 1982 à Munich et possède beaucoup de variantes, la principale impliquant des équipes de 2 coureurs portant une caisse de bière entre eux qu’ils doivent avoir finie avant la ligne d’arrivée. Il y a beaucoup de courses de ce type, comme le Zurich Bierathlon (🇨🇭), le Welde Bierathlon (🇩🇪), le Schöndelter Bierathlon (🇩🇪), le Büdesheimer Biermarathon (🇩🇪) et probablement bien d’autres.
  • Beer Lovers Marathon (🇧🇪) : évidemment, celui-ci a lieu en Belgique, à Liège pour être exact. C’est un marathon standard de 42,195 km mais il y a des bières locales à chaque ravitaillement. Les déguisements sont obligatoires et l’évènement a l’air vraiment convivial et plein de bonne bière de qualité.
  • Great Breweries Marathon (🇧🇪) : encore une fois, les belges ayant les meilleures bières du monde, ils sont les seuls qui pouvaient organiser un tel évènement : courir en ralliant plusieurs brasseries légendaires, dont celles qui brassent la Duvel et la Karmeliet (miam) ! On peut y boire pendant la course et on revient avec un panier garni (de bières bien sûr).
  • Shamrock 5K Beer Run (🇺🇸) : comme le nom ne le suggère pas, cette course n’a pas lieu en Irlande mais à Indianapolis et Chicago aux US of A. De la bière est disponible à chaque ravitaillement et une pinte est servie à la fin. Je pense que ça peut valoir le détour car les sponsors ne sont pas des brasseurs d’infâme bière américaine légère (que j’appelle pisse d’âne) mais une sélection de quelques un de ces merveilleux brasseurs artisanaux qui on fait de l’Amérique le berceaux du renouveau de la bière artisanale depuis une décennie.
  • Beer Belly Running (🇬🇧) : ce n’est pas vraiment une course mais plutôt un organisateur d’évènement festifs autour de la bière et de la course dans cette bonne vieille ville de Londres. J’ai tout particulièrement la course Beat the Barrel (plus fort que le fût), qui est un vrai travail d’équipe. Mais cette année il a été remplacé par le Great British Beerathon, qui exige de manger en plus de boire. Quel dommage que je ne sois pas dispo ce jour là…
  • Il y a plein d’autres courses autour du thème de la bière, comme la Brewery Running Series (🇺🇸) et le Alamo Beer Challenge (🇺🇸), mais d’après ce que j’ai pu lire, on ne boit pas pendant la course.

Vin

Si la bière est vraiment quelque chose de particulier à la Belgique, l’Allemagne, l’Angleterre et aux États-Unis, les courses sur le thème du vin se trouveront beaucoup en France (mais pas seulement) :

  • Marathon du Médoc (🇫🇷) : comme affiché sur le site web, il s’agit du plus long marathon du monde. Pour ceux qui ne le savent pas, le Médoc est souvent considéré comme le coin des Bordeaux supérieurs. Donc le lendemain de la course, t’auras une gueule de bois snob et des courbatures snobs. Il a été créé en 1984 et depuis c’est devenu une véritable institution !
  • Marathon du Beaujolais (🇫🇷) : les vins du Beaujolais ne jouissent pas de la même réputation que les vins de Bordeaux, mais c’est ma région d’origine donc j’ai une affection particulière pour celui-ci, même s’il ne passe pas par mon village. Je connais quelques coureurs qui l’ont terminé et il paraît que c’est épique.
  • Marathon du Vignoble d’Alsace (🇫🇷) : si le vin rouge n’est pas vraiment ton truc mais que tu vendrais ta mère pour un verre de blanc, cette course est pour toi ! L’Alsace est renommée pour ces délicieux vins de Gewurtztraminer, Sylvaner et Pinot Gris. Et après la course tu peut te faire péter le bide avec une bonne choucroute garnie.
  • Wineathlon (🇬🇧) : il s’agit en fait d’un séries de 10K où du vin est servi aux ravitaillements. Même si ces courses sont proches de moi maintenant, je n’oserais pas m’inscrire, connaissant la qualité du vin généralement servi en Grande Bretagne.
  • Half Corked Marathon (🇨🇦) : ça alors Canada, je n’attendais pas ça de toi !
  • Healdsburg Wine Country Half Marathon (🇺🇸) : ouais, il fallait bien que la Californie figure dans cette liste. Non, non, je ne me plains pas.
  • Wicked Wine Run (🇺🇸), The Ultimate Wine Run (🇺🇸) : cours et bois du mauvais vin partout aux USA, yay !
  • J’ai trouvé plein d’autres course autour du vin, comme le Maratona delle città del vino (🇮🇹), le Media maratón por los caminos del vino (🇦🇷), le Idaho Wine Run (🇺🇸), le Texas Wine Series (🇺🇸), Fuelled by Wine (🇺🇸), le St Clair Vinyard Half Marathon (🇳🇿) et le Winery Run (🇦🇺) mais on ne peut y boire qu’après la course. Quel dommage.
Marathon du Médoc

Marathon du Médoc Photo de Kinolamp

Spiritueux

On pourrait penser qu’il existe des courses autour du whisky en Écosse ou autour du whiskey en Irlande mais je n’en ai pas trouvées. Ceci dit il semblerait que dans ces contrées, les prix pour les gagnants soient souvent payés en liquide (ambré et contenant 40% d’alcool). Pas de course de la téquila au Mexique ou de marathon du rhum aux Antilles non plus. Malgré tout il existe quelques courses où l’on peut boire des alcools forts :

  • Vodka Trot (🇺🇸) : j’imaginais que les russes ou les polonais seraient les organisateurs d’une course aussi détraquée, mais non il fallait que ce soient les ricains…
  • Bien que je n’ai pas trouvé beaucoup de courses où l’on boit des spiritueux pendant la course, il y en a quelques unes où l’on peut boire après la course, comme le Semi-Marathon de l’Armagnac (🇫🇷) et le Marathon du Cognac (🇫🇷), et vu que c’est dans le sud ouest, j’imagine qu’il y aura de la bonne bouffe aussi.

Je suis sûr que j’ai raté plein d’évènements qui rassemblent course à pieds et boissons alcoolisées. Si tu en connais d’autres n’hésite pas à les rajouter dans les commentaires !

Mises à jour

Courir dans la pop culture : Forrest Gump

T’as peut-être pas remarqué parce que ça ne se voit pas bien, mais je suis obsédé par la course à pied. Eh oui ! J’y pense même quand je regarde un film une bonne série télé. Donc quand le sus-mentionné film ou la sus-mentionnée série parle de course, évidemment je le remarque et ça compte pour moi ! Je me suis donc dit que j’allais commencer une série d’articles sur des films et séries à regarder et qui mentionnent la course à pieds, même si ce n’est pas le thème central.

Forrest Gump Point in Monument Valley

Forrest Gump Point à Monument Valley photo de Chao Yen

Forrest Gump

La référence la plus célèbre à la course à pieds dans le cinéma est probablement Forrest Gump, réalisé par Robert Zemeckis et avec un très jeune Tom Hanks en 1994. C’est vraiment un classique à voir. L’histoire de Forrest Gump s’entremêle avec l’Histoire contemporaine des États-Unis: il rencontre Elvis Presley ainsi que plusieurs présidents, il va au Vietnam pour se battre sous la bannière étoilée, joue au ping pong contre les chinois et est à l’origine de plusieurs grosses sociétés américaines, dont Apple de manière fictive, mais aussi la Bubba Gump Shrimp Co qui a été créée suite au film !

Tout le monde se souvient de la réplique culte « Cours Forrest, cours » de cette scène mythique ou il passe d’handicapé à coureur puis à star du football américain jusqu’à rencontrer le président des US of A. Non seulement cette scène est émouvante mais elle est aussi vraiment drôle, ce qui résume bien le film en général :

Plus tard, il part courir à travers les États-Unis pendant 3 ans. Un exploit probablement inspiré par la Trans-American footrace [en] créée dans les années 20. Mais depuis 1994, c’est Forrest Gump lui-même qui a inspiré des quantités de coureurs à faire de même. Bien que je pense qu’aucun d’entre eux n’a eu autant d’influence sur la culture américaine que lui : pendant son ultra, il est crédité (dans la fiction) de l’invention des smileys et de la célèbre expression « shit happens ». Pas mal hein ?

Si tu n’as pas encore vu le film alors va te cacher et cours louer la VHS aussi vite que possible (ou alors achète le DVD sur Amazon). Et juste pour le plaisir, voilà la scène où il travers les États-Unis en courant (en anglais) :

 

De la motivation

Je me rends compte que je dois avoir l’air fou quand je dis que je cours 5 fois par semaine ou que je me lève à 6h du matin juste pour courir, mais je ne pense pas l’être. Toi aussi tu peux le faire, il suffit de trouver la motivation. Voic une petite liste de conseils pour se motiver et pour le rester. Ils ont marché pour moi ; nous sommes tous différents donc ils ne marcheront pas forcément pour toi, mais ça vaut le coût d’essayer !

  • Aimer courir est la première et la plus évidente des motivations ! Une motivation qui nous tire (c’est le but qui nous attire) est bien plus puissante qu’une motivation qui nous pousse (on se pousse vers le but). Ça ne vient pas forcément naturellement pour la course et je détestais ça au début, mais en me poussant assez longtemps, j’ai fini pas aimer ça et maintenant je suis sincèrement impatient de pouvoir courir (surtout mes courses longues) quand je suis inactif. Ne te méprends pas, il y a toujours des jours où je n’ai pas vraiment envie, mais a posteriori je n’ai encore jamais regretté d’aller courir.
I really regret that run. Said no one. Ever.

« Je regrette vraiment d’être allé courir » signé: jamais personne

  • Perdre du poids était ma motivation initiale. C’est une très bonne motivation pour commencer et je pense que n’importe qui peut courir [en] bien que le coureur stéréotypique soit maigre, tu peux très bien être gros et en bonne forme physique à la fois ! Cependant, il a été montré que perdre du poids ou maintenir son poids est une mauvaise source de motivation sur le long terme, parce que tu vas toujours te relâcher à un moment donné et retourner à tes vieilles habitudes. Courir doit être une fin, pas un moyen.
  • Avoir un modèle, quelqu’un à admirer et vers qui tendre ! Pour moi, c’est Grand Polak et le fait que j’ai parfois le privilège de courir avec lui me tire dans sa direction. Pour lui, c’est Kenenisa Bekele, pour Emil Zátopek c’était Paavo Nurmi, etc… Et la liste est longue :  avoir un modèle est indispensable.
  • Avoir un sparring-partner, quelqu’un à qui se mesurer. Pour moi, c’est le Rital Taiseux, et j’ai la chance d’en avoir 3 autres : Papa MusiqueTouche à tout et la Cuisinière folle. Cela peut être dans un esprit compétitif ou amical mais avoir quelqu’un d’un niveau équivalent aide à aller plus loin.
  • Avoir des mesures et des objectifs chiffrés fonctionne vraiment bien pour moi. C’est pour ça que je me suis acheté une montre Garmin. Une app come Strava est aussi vraiment efficace si les chiffres te motivent : essayer de battre mes propres temps sur le même trajet d’une semaine à l’autre ou essayer de battre d’autres personnes sur certains segments me pousse plus loin.
  • Les courses sont géniales : l’ambiance m’électrise systématiquement et l’émulation que ça génère me donne toujours l’envie d’en refaire une. Essayer de battre mon record personnel est aussi un bon challenge. Être compétitif avec les autres peut être une bonne motivation, mais pour moi ce qui m’incite vraiment à aller plus loin, c’est de me battre moi-même et d’être meilleur à chaque fois.
  • Avoir un programme d’entraînement est une motivation puissante. Des recherches ont montré qu’avoir des objectifs fixés par quelque’un d’autre est un moyen efficace de se pousser à les atteindre, parce que l’on perçoit moins de conséquences à ne pas tenir des promesses faites à soi-même alors que l’on souhaite tenir ses engagements faits aux autres.
  • Ne pas faire répéter l’alarme : simplement sauter du lit quand elle sonne. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais une fois l’habitude prise, c’est vraiment efficace et tu n’auras plus besoin d’heures entières pour te lever.
  • Lire au sujet de la course est un formidable moyen de se motiver et de le rester. J’ai trouvé la lecture de Born to run vraiment motivante (et il me motive encore un an après l’avoir lu), mais lis aussi d’autres coureurs. Ça peut être des coureurs célèbres ou simplement des gens normaux qui écrivent dans un blog comme celui-ci. En bref : continue à me lire 2 fois par semaine :-p

Reportage : le marathon de Londres 2016 (partie 2)

Comme promis, voici de nouvelles photos du marathon de Londres 2016 ! Si t’as manqué la première partie, vas y jeter un oeil, il y a aussi quelques images marrantes. Mais avant que je te montre plus de photos, voici quelques résultats de célébrités lors de ce marathon de Londres 2016 :

  • Le major Tim Peake : 3 heures 35 minutes et 21 secondes. L’astronaute britannique en ce moment en mission à bord de la station spatiale internationale a couru le marathon de Londres sur son tapis roulant de l’espace en suivant la course à la télévision. Il décrit sa course sur son sur son blog.
  • Natalie Dormer: 3 heures 51 minutes et 23 secondes. Oui, Margaery Tyrell (je sais que tu connais le Trône de Fer) est une coureuse et pas mauvaise en plus de ça.

Pour continuer avec ma série de photos, voici quelques couples mignons :

Marathon de Londres 2016 - Couples

Marathon de Londres 2016 – Couples
Adam & Eve – Thomas le train
Le lièvre et la tortue – Un chameau

Il y avait beaucoup d’animaux en général :

Marathon de Londres 2016- Animals

Marathon de Londres 2016 – Animaux
Un dinosaure – Un hérisson à lunettes – Un rhinocéros
Un autre dinosaure – Tony le tigre – Un lapin
Un âne ? – Un singe – Un léopard

Il y avait aussi un gros contingent de super héros:

Marathon de Londres 2016 - Superheroes

Marathon de Londres 2016 – Super héros
Iron man – Le géant vert – Batgirl
Vénom – Un Ghostbuster – Spiderman
Batman et Robin – Le Flash – Juste un super héro

Tim Peake n’était pas le seul homme de l’espace :

Marathon de Londres 2016 - Spacemen

Marathon de Londres 2016 – Hommes de l’espace
Une princesse Leia musclée et tatouée – Un astronaute – Chewbacca

Certains ne suivaient tout simplement aucun thème:

Marathon de Londres 2016 - Various costumes

Marathon de Londres 2016 – Costumes divers
Un schtroumpf – Une chaussure – Un robinet
Gandalf et Frodon – Une bonne bière – Big Ben
Bob l’éponge – Un Romain – Woody

D’autres ne suivaient pas de thème, ni même un idée et étaient tout simplement WTF:

Marathon de Londres 2016 - WTF runners

Marathon de Londres 2016 – Coureurs WTF
WTF -WTF -WTF – WTF -WTF -WTF

Et pour finir, mes deux favoris. Un mec dans un costard un peu classe et un beau chapeau, et l’homme karaoké qui a couru 42.195 km en chantant !

Marathon de Londres 2016 - My Favourite runners

Marathon de Londres 2016 – Mes coureurs préférés
Un costard classos – L’homme Karaoké

J’éspère que je ferai partie du lot l’année prochaine ! (mais sans le déguisement)

Reportage : le marathon de Londres 2016 (partie 1)

Non, je n’ai pas couru le marathon de Londres dimanche dernier. Peut-être l’an prochain, on verra. Mais vu que j’habite juste à côté du parcours, je me devais d’aller jeter un coup d’oeil et ça en valait la peine ! Je n’a pas regretté d’être resté dans le froid pendant 2 heures : l’ambiance était vraiment chaude et drôle. Le public (moi compris) encourageait chaque coureur, et certains le faisaient de manière assez humoristique. Et puis les coureurs prenaient encore plaisir à leur course (j’étais un peu avant le 10ème kilomètre) et étaient vraiment amusants à regarder, surtout ceux qui s’étaient déguisé pour l’occasion.

La course a commencé avec les handicapés, on a vu les fauteuils roulants filer devant nous, suivis de peu par les aveugles et leurs guides. J’admire vraiment le courage de ces coureurs et l’abnégation de leurs guides.

Marathon de Londres 2016 Blinds & Wheelchairs

Marathon de Londres 2016
Un marathonien aveugle et son guide
2 marathoniens en fauteuil roulant

Un petit moment plus tard sont arrivés les coureurs d’élite. Les femmes sont arrivées en premières et elles étaient si rapides que je n’ai pas eu le temps de préparer mon appareil photo lorsque les premières sont passées. Je n’étais pas à l’arrivée, mais la Kenyane Jemima Sumgong est arrivée première en seulement 2 heures 22 minutes et 58 secondes malgré une mauvaise chute. C’est sept minutes plus lent que le record de Paula Radcliffe sur la même course, mais c’est tout de même vraiment impressionant (surtout quand on la voit courir en vrai). J’ai réussi à me préparer à temps pour le passage des hommes et j’ai aperçu Dennis Kimetto, le détenteur actuel du record du monde de la distance. Malheureusement il n’a pas gagné et a fini neuvième, plus de sept minutes après Eliud Kipchoge qui a fini premier en 2 heures 3 minutes et 5 secondes et a gagné ce marathon pour la deuxième année consécutive.

Marathon de Londres 2016 - Elite runners

Marathon de Londres 2016 – Coureurs d’élite
Kasia Kowalska [POL] et son lièvre
Dennis Kimetto [KEN], Stanley Biwott [KEN], Ghirmay Ghebreslassie [ERI], Eliud Kipchoge [KEN], Wilson Kipsang [KEN] et quelques lièvres

Après ça, c’était rien que du fun! Très rapidement, j’ai vu quelques thèmes récurrents. Par exemple, il y avait beaucoup de fleurs qui couraient (je n’ai pas pu toutes les prendres en photo) :

Marathon de Londres 2016 - Fleurs

Marathon de Londres 2016 – Fleurs

Il y avait aussi pas mal de soldats, de scouts, de pilotes et autres costumes sur le thème militaire :

Marathon de Londres 2016 - Militaires

Marathon de Londres 2016 – Militaires

Un des costumes les plus simples et évidents était la perruque qu’on a pu voir dans tous ses états :

Marathon de Londres 2016 - Perruques

Marathon de Londres 2016 – Perruques

Mais le costume le plus populaire était sans conteste le tutu :

Marathon de Londres 2016 - Tutus

Marathon de Londres 2016 – Tutus

Le tutu était souvent combiné avec d’autres costumes. J’adore le soldat qui porte un tutu rose :

Marathon de Londres 2016 - Encore des tutus

Marathon de Londres 2016 – Encore des tutus
Un mec qui pousse le concept jusqu’au bout – Un soldat avec un tutu – Un combo perruque-tutu

Reste à l’affut de mon prochain billet : il y aura encore plus de photos de costumes de cette édition 2016 du marathon de Londres !

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