French Bloke Runs

Tais-toi et cours !

Category: Tests & critiques (page 1 of 2)

Test : Vivobarefoot Primus

En chemin vers la course pieds nus, je suis prêt à essayer plein de chaussures minimalistes différentes. Ma dernière trouvaille est la Primus de la marque britannique Vivobarefoot. J’ai tout de suite été séduit par le look de cette chaussure mais aussi parce que la marque dit « Nos chaussures laissent vos pieds bouger librement » et puis parce que j’avais 30% de réduction grâce à Running Heroes, ce qui baissait le prix vers à peine plus de 60 boulettes contre les bons gros 110 € de la boutique en ligne.

Vivobarefoot Primus

Vivobarefoot Primus (tous droits réservés)

Quand j’ai déballé les chaussures j’était tout emballé : elle ont vraiment une super dégaine et sont très TRÈS légères et flexibles. Je les ai essayées immédiatement et je les ai tout de suite trouvées confortables. Elles ont une toebox vraiment large et ça c’est bien pour les péniches qui me servent de pieds. Avec les chaussures est livrée une grosse étiquette qui dit « Ne courrez pas avec nos chaussures » et qui explique que si tu veux courir avec ces chaussures t’as intérêt à savoir ce que tu fais et à courir avec une technique de foulée médio-pied. Je pense que c’est une bonne chose que de donner cette avertissement parce que si tu décides d’attaquer du talon avec ces chaussures, t’es parti pour un niquage de genoux en bonne et due forme.

Après 100 km de course avec cette paire, ce sont toujours les chaussures les plus confortables que j’ai eues, mais comme la plupart de celles que j’ai portées, elles commencent à montrer des traces de fatigue sur les côtés (voire les photos de mes Altra et de mes Merrell après quelques centaines de kilomètres). J’ai un cou-de-pied très fort et ça tue toutes mes chaussures. Celles-ci ne font pas exception et je suis sûr qu’elles vont craquer dans pas longtemps. Je recherche toujours les chaussures qui seront assez solides pour résister à mes pieds monstrueux.

Un autre truc qui me titille avec ces chaussures, c’est les lacets. Ils sont vraiment nuls : ils glissent et se défont tout seuls, mais ils sont trop courts pour faire un double noeud.

Au final, si tu les achètes pour avoir l’impression de vraiment courir pieds nus, tu seras déçu. Bien sûr les sensations du sol sont bien meilleures qu’avec des chaussures qui amortissent (celles-ci ont zéro amorti) et tu sentiras le moindre gravier sur lequel tu cours, mais la semelle est encore trop rigide pour moi et ça ne ressemble pas vraiment à l’authentique course pieds nus, ou même à la course avec des FYF. Mais pas de problème, j’ai encore plein de chaussures minimalistes à essayer, commes les Vibram FiveFingers ou les Soft Star RunAmoc, donc ma quête à la chaussure parfaite n’est pas terminée. À suivre…

Publicité éhontée : Anaïs Photography

Il a peu, j’ai fait une séance photo avec une photographe professionnelle et je dois avouer que je suis plutôt impressionné par le résultat. Tout d’abord, les photos ont été prises au parc de Greenwich qui est un de mes endroits préférés pour courir. Mais elle a aussi réussi à faire que je ne sois pas laid sur ces photos, et ça c’est une véritable prouesse ! Bon, elle n’a pas pu modifier les imperfections de ma technique de course (ces satanés bras, il faut que je les garde à un angle de 90°) mais c’est ma propre faute…

Quoiqu’il en soit, je recommande chaudement Anaïs Photography pour tous vos besoins en photos professionnelles (entreprises, évènements, publicité, mariage, grossesse, engagement, etc). Elle est disponible dans l’hémisphère nord (France et Royaume-Uni) en été, et dans l’hémisphère sud (îles Fidjis et Nouvelle Zélande) en hiver, bien que techniquement c’est aussi l’été – oui, c’est une maligne et elle arrive à vivre en été toute l’année.

French Bloke Runs par Anaïs Photography

French Bloke Runs à Greenwich Photo : Anaïs Photography (tous droits réservés)

Livre: 80/20 Running

Ça fait longtemps que je n’ai pas parlé d’un livre ici (c’est parce que je ne sais pas lire). La dernière fois, c’était ‘Born to run‘, d’ailleurs si tu ne l’as toujours pas lu, cours l’acheter et lis-le ! Peu après que je l’ai lu, mon cher ami Grand Polak m’a recommandé ‘80/20 Running: Run Stronger and Race Faster by Training Slower‘ de Matt Fitzgerald (ouais, il n’existe qu’en anglais) et il m’a même prêté le bouquin.

Attention spoilers : le tueur est le majordome dans la cuisine avec la matraque. Oups, pas le bon bouquin. Blague à part, ce bouquin dévoile comment améliorer ses performances en courant lentement durant 80% du temps hebdomadaire d’entraînement et en effectuant les 20% restant à intensité moyenne ou forte. Le livre commence avec un peu d’histoire et explique comment des coureurs comme Zátopek savaient déjà qu’il faut s’entraîner dur pour s’améliorer, mais que certains coaches comme Arthur Lydiard ont eu l’intuition qu’il fallait rajouter beaucoup de course facile pour qu’un entraînement soit efficace. Et maintenant, la plupart des coureurs d’élite suivent plus ou moins la règle des 80/20, alors que les coureurs amateurs font plutôt du 50/50.

L’auteur inventorie toute la recherche existante qui appuie sa thèse. Même s’il cite surtout des études qui ne se concentrent pas spécifiquement sur la règle des 80/20 mais plutôt sur l’entraînement polarisé (pas de course à intensité moyenne : l’entraînement est uniquement basé sur des intensités légères et fortes), son argumentaire semble logique et convainquant : courir à faible allure permet de mieux apprécier la course et donne la capacité d’augmenter le volume de course. En augmentant le volume de course, on conditionne notre corps à répéter et optimiser les gestes de course (un peu comme faire des gammes au piano) rendant par là même l’entraînement à haute intensité plus efficace. Une chose qu’il précise tout de même est que cela marche seulement si les 20% restant sont vraiment de forte intensité.

Je ne peux pas vraiment rentrer plus dans les détails parce que c’est vraiment technique, voire parfois même un peu chiant. Heureusement que le livre est parsemé de petites anecdotes parce qu’il y a des passages particulièrement abscons. Je l’ai lu il y a un an et même maintenant que j’ai acquis quelques connaissances sur la course à pieds, je pense qu’il est encore trop technique pour moi. Le dernier tiers du bouquin explique comment construire son propre programme d’entraînement basé sur ses règles et donne quelques modèles de programmes. La barbe.

Malgré tout, j’ai appris quelques choses importantes:

  • C’est une bonne chose que de suivre sa fréquence cardiaque (FC) à l’entraînement. Même si j’ai appris à mes dépens que pour cela il faut impérativement ajuster ses zones de FC correctement. Il est aussi plus précis de calculer ses zones de FC à partir de la réserve cardiaque plutôt qu’en pourcentage de la FC max. Le bouquin l’explique, mais d’une manière très technique et ennuyante.
  • Avec un programme d’entraînement basé sur les zones d’intensité cardiaque, il vaut mieux baser son rythme sur la FC pour les courses à faible intensité (psychologiquement, il est plus facile de se fixer une barrière haute de FC) et de baser son rythme sur la vitesse réelle pour les entraînements d’intensité forte (on va naturellement essayer d’aller légèrement plus vite que l’objectif, ce qui n’est pas une mauvaise chose pour les sessions de haute intensité).
  • Matt Fitzgerald a raison : courir lentement est vraiment plaisant. Maintenant j’attends mes dimanches avec impatience pour mes courses longues !

Pour conclure, ce livre, comme n’importe quelle autre livre traitant de la course à pieds, ne pouvait pas être meilleur que ‘Born to Run’ (parce que je l’ai vraiment adoré). Malgré tout, j’avais des attentes élevées. Mais il était tout simplement trop technique pour moi. Je suis sûr qu’il conviendra à des coureurs plus avancés.

Test: libère tes pieds avec Free Your Feet (FYF)

Sur mon chemin vers la course pieds nus, je pense que j’ai trouvé le matos le plus minimal qu’on puisse imaginer porter aux pieds. Cela a commencé par une campagne Kickstarter l’année dernière et j’ai tout de suite été attiré. Je venais de finir de lire Born to Run et j’avais eu l’occasion de courir pieds nus deux fois et j’avais adoré. Je ne pouvais donc qu’être séduit par la promesse de la sensation la plus proche possible de la vraie course pieds nus (même mieux que les FiveFingers de Vibram) tout en ayant la sécurité et la tranquillité d’esprit que l’on peut avoir avec des chaussures.

Free your feet (FYF)

Free your feet (FYF) par la Swiss Barefoot Company

Les FYF sont une espèce de super chaussettes faites d’un fil super résistant appelé Dyneema®. La Swiss Barefoot Company prétends que ce fil est 15 fois plus résistant que l’acier et j’ai bien envie des les croire. Ces super chaussettes sont résistantes aux coupures (même pas peur des tessons de verre), résistantes à l’extension et aux déformations et elles un une sorte de matériau agrippant sous le pied. Malheureusement elles ne sont pas vraiment résistantes à l’abrasion (plus à ce sujet en fin d’article) et ne sont pas résistantes aux perforations (donc un clou ou un oursin peuvent toujours te faire bobo). Comme les Vibram FiveFingers, elles ont 5 doigts permettant aux pieds et aux orteils d’être serrés confortablement.

Donc même si elles ne sont pas spécifiquement conçues pour courir, j’ai participé au financement du project. Malgré le fait que le fabricant recommande les FYF taille haute pour courir, je ne pouvais pas me résoudre à les acheter et à devenir un drapeau suisse ambulant, j’ai donc choisi les FYF taille basse. Au moins, ils promettent de nouveaux designs pour les tailles hautes dans le futur, mais je pense qu’ils doivent d’abord finir de satisfaire toutes leur commandes Kickstarter et toutes les pré-commandes reçues depuis. Cela peut prendre un certain temps vu qu’ils ont déjà 2 mois de retard sur leur planning : je devais recevoir les miennes en février et je ne les ai reçues qu’en avril.

Le jour où j’ai reçu mes FYF, j’étais tellement content que je les ai essayées immédiatement. J’ai fait fi de la recommandation de ne pas les utiliser sur la route et je suis parti courir. Ma première impression a été géniale, la sensation est vraiment très proche de la course pieds nus, bien mieux que toutes les chaussures que j’ai pu essayer avant, y-compris mes Merrell Road Gloves les plus minimalistes.

Freeing my feet with FYF

Je libère mes petons avec FYF

Bien sûr j’ai commencé à courir de courtes distances pour m’y habituer, car courir pieds nus utilise des muscles légèrement différents que la course avec chaussures, même en courant avec la bonne technique. Mais très rapidement j’ai pu courir jusqu’à 6 kilomètres sans problème.

OK, je suis peut-être un peu trop enthousiaste sur ces chaussettes et il y a tout de même quelques aspects négatifs aux FYF :

  • Ce sont des chaussettes, donc c’est pas super de courir avec quand le sol est mouillé (je déteste la sensation de porter des chaussettes mouillées)
  • Elles ne sont pas résistantes à l’abrasion et la Swiss Barefoot Company a raison : il ne faut pas courir avec sur la route. Ma paire a commencé à avoir des petits trous après seulement 30 km. C’est beaucoup comparé à une paire de chaussettes normales (qui seraient probablement ruinées après 500 m) mais certains utilisateurs les ont fait durer plusieurs centaines de kilomètres sur des surfaces plus naturelles

D’une manière générale, j’en suis plutôt satisfait, même si je ne peux pas les utiliser sur la route (qui est mon terrain de prédilection pour la course), mais une fois qu’il y aura de nouveaux designs, c’est sûr que je m’en rachèterai une paire pour courir des trails, ou bien dans la nature et dans les parcs.

Test : Merrell Road Glove 3

Pour la première fois, j’écris un test pour une paire de chaussures que j’utilise encore pour courir, mais aussi, pour la première fois, j’écris un test pour une paire de chaussures qui ne sont plus disponibles (Merrell a arrêté de produire toute la gamme de « Road Glove »). Ce test va être bien utile du coup, hein ? En plus, pour changer, elles m’ont été recommandées par mon dieu de la chaussure favori : le Rital Taiseux, donc on connais déjà le résultat du test.

Bon, après cette promesse d’un test chiant à mourir, passons aux choses sérieuses.

ZZZZZzzzzzzzzzzz

Quoi ? Tu veux un vrai article ? Tu te moques de moi !

Bon, OK, voici une jolie photo :

Merrell Road Glove 3

Merrell Road Glove 3 – Avec l’aimable autorisation de Merrell

Et voilà ce que j’en pense en quelques points :

  • C’est une très bonne chaussure, incroyablement légère et confortable
  • Elle est encore plus minimaliste que la Merrell Bare Access 4 (sans blague ? C’est comme le Port-Salut, c’est écrit dessus) et donne des sensations encore meilleures, malheureusement elle n’est pas rouge
  • Elle n’est pas aussi solide que la Bare Access sus-mentionnée et montre déjà des traces sérieuses d’usure après 500 km (je pense que voir ses chaussettes à travers compte comme une sérieuse trace d’usure) mais elle n’a pas craqué après 200 km comme mes Altra
  • Elle m’a permis d’établir mon record sur le semi marathon

En conclusion, je te recommande chaudement d’acheter ces chaussures. Ha, ha, quelle blague pourrie. Mais tu t’attendais à quoi ? À un véritable test complet ? Depuis le temps, tu as bien dû te rendre compte que c’est pas mon truc mec !

Test : Fitbit Aria

Depuis le temps, tu dois savoir que j’ai commencé à courir pour perdre du poids. Mais même si je n’étais pas une grosse larve, j’avais besoin de quelque chose pour rester motivé et je me suis rendu compte que pour moi, les chiffres sont un bon moyen de motivation. Avoir des objectifs chiffrés et des moyens de mesurer les progrès sont une aide efficace pour atteindre ses ambitions (plus à ce sujet dans un futur article). Et puis j’avoue que j’aime bien les gadgets, donc j’ai décidé de m’acheter une balance qui me permettrait de faire tout ça.

Le choix

J’aurai pu acheter une bête balance chez Poundland (l’équivalent britannique de « C2€ ») mais je voulais un peu mieux que ça. Je voulais un joli gadget avec une app pleine d’indicateurs, de fonctions inutiles que je n’utiliserais jamais et tout le tremblement. Je me disais aussi que ça serait cool si elle pouvait faire partie d’un écosystème et utiliser la même app et interface web que la montre que je finirais par m’acheter. Naturellement,  mes pensées se sont dirigées vers Withings. Je lorgnais déjà sur la Withings Activité, un tracker d’activités classieux qui ressemble à une montre classique avec tout le tralala : un bracelet en cuir, un cadran stylé avec de jolies aiguilles, et plein de fonctions sympatoches. Withings proposait 2 modèles de balances intelligentes : la balance connectée WS-30 et le Smart Body Analyzer. Ils avaient aussi ‘avantage d’être français. Mais aussi beaux qu’ils soient, leurs produits coûtent la peau des fesses. Et de toutes façons, je me suis rendu compte que je voudrais probablement acheter une vraie montre de course plutôt qu’un simple tracker d’activités et que je devais abandonner l’idée de ne dépendre que d’un seul écosystème.

J’ai donc acheté la Fitbit Aria. Fitbit propose une tripotée de trackers d’activités tous plus laids les uns que les autres (malgré ce qu’ils en disent) mais de manière surprenante, leur balance est aussi élégante que celles de Withings et était beaucoup moins chère à l’époque.


Fitbit Aria – balance intelligente

Utilisation de la balance au quotidien

Oui, j’utilise la balance tous les jours. Oui, mon poids varie parfois de manière impressionante d’un jour à l’autres, bien que je me pèse tous les jours au même moment (en me levant, avant de manger ou de courir). La différence monte parfois jusqu’à 1 kg d’un jour à l’autre et ce n’est pas dû à la balance mais à la nature du métabolisme humain. C’est la raison pour laquelle je me pèse chaque jour plutôt que chaque semaine comme il est généralement recommandé : ça me permet d’avoir une moyenne sur la semaine.

La configuration de la balance n’était vraiment compliquée, même si ça n’a pas marché du premier coup (la connexion au réseau via l’ordinateur est un peu capricieuse). Désormais la balance envoie les données sans problème malgré le fait que la réception du WiFi est toute pourrite dans la salle de bain. Je n’ai pas eu besoin de changer ou de recharger les piles, depuis que je l’ai achetée il y a neuf mois, ce qui est aussi un bon point. En termes de fonctionnalités, elle permet d’avoir plusieurs utilisateurs en toute confidentialité (et les reconnait automatiquement), mesure le poids, le pourcentage de masse musculaire / masse graisseuse et offre une interface web agréable et pratique. On peut générer des graphiques sur le poids, le pourcentage de gras du bide et l’IMC sur une période de temps choisie. Si t’as déjà un tracker d’activités Fitbit ou si tu synchronises ton compte Fitbit avec une app de course (j’utilise le connecteur de Runkeeper), ça te donne encore plus de jolies données sur le nombre de pas, les calories dépensée et sur la qualité du sommeil.

L’interface web et l’app mobile sont plutôt plaisantes, mais même si on a l’impression que ça fait beaucoup de données, c’est en réalité assez limité, surtout si t’as seulement la balance comme moi. Et puis la synchronisation avec Runkeeper est censée marcher dans les deux sens, mais ça marche bien quand ça veut : parfois ça ne transfère que les activités depuis Runkeeper vers Fitbit, parfois c’est juste le poids qui est transféré vers Runkeeper. Le principal inconvénient de cette balance est qu’elle te rajoute automatiquement 2 ou 3 kg après les fêtes de noël, comme tu peux voir sur ce graphique, et il faut les reperdre.

Fitbit Aria interface

L’interface web de la Fitbit Aria interface (ouais, j’me la pète un peu)

Conclusion

Je ne regrette pas du tout cet achat, je l’utilise toujours tous les jours après neuf mois, ce qui prouve qu’elle est utile et plutôt bien foutue ! Donc je te recommande chaudement d’acheter la Fitbit Aria, surtout si tu as déjà un autre produit Fitbit ou que tu as l’intention d’acheter un de leurs trackers d’activités. Cependant, si tu est soucieux de ta vie privée, alors ça peut être un problème parce que la balance se synchronise directement avec le cloud de Fitbit (l’ordi ne sert qu’à la configuration initiale) donc tu ne sais ni où ni comment tes données sont stockées.

Test : Synchronisation des apps avec Tapiriik

Le problème

J’imagine que t’es comme moi. J’ai plusieurs potes qui courent, et chacun de ces saligauds utilise une app différente pour courir, ce qui est vraiment casse-pieds parce que je ne peux pas courir avec cinq apps différentes à la fois. Par exemple, j’ai un compte Endomondo juste pour pouvoir suivre quelques vielles connaissances et pour participer aux challenges mensuels de UKRunChat. En plus, j’ai longtemps enregistré mes activités avec Runkeeper où j’ai d’autres vieux potes, puis je suis passé à Strava où j’ai mes nouveaux potes. Enfin, j’ai à nouveau changé pour Garmin depuis que je me suis acheté ma Forerunner 225 mais j’utilise toujours Runkeeper quand je fais des rollers pour aller au boulot. Bref, j’ai grand besoin de synchroniser mes activités entre toutes ces apps.

Cette fragmentation des données et des gens est vraiment dommage car l’aspect social de ces apps est une grande source de motivation (plus à ce sujet dans un futur article). Et puis chaque app montre les données d’une manière différente et c’est plutôt cool de pouvoir voir la même activité sous des angles différents. Une raison de plus d’avoir besoin de synchroniser mes données.

Le choix

J’ai trouvé plusieurs solutions à ce problème :

  • Des connecteurs spécifiques entre 2 plateformes (par exemple TomTom propose un connecteur pour Runkeeper). Cette solution fonctionne si tu n’as que 2 apps à synchroniser. Mais si t’en as 4 ou 5, ça devient le vrai bordel : tu te retrouves avec plein de doublons. En plus, certains connecteurs n’existent tout simplement pas.
  • CopyMySport : Bon, j’ai jamais réussi à la faire fonctionner celle là, donc j’en conclue que c’est de la merde. Au suivant !
  • SyncMyTracks : Une app Android qui a l’air vraiment cool. Elle a même un connecteur pour Runtastic, ce qui est rare. Mais il est impossible de la tester sans l’acheter, donc je ne l’ai pas testée. Et puis je ne crois pas qu’elle ait d’équivalent pour iPhone. Ceci dit, je l’essayerai peut-être dans le future.
  • Tapiriik : Mon app de choix pour la synchronisation !
Tapiriik running sync

Synchronisation avec Tapiriik – Photo originale de Maurizio Pesce

Tapiriik

Comme j’ai bien les listes, voici les avantages :

  • Vraiment facile à utiliser et à connecter à tes apps.
  • Propose des connecteurs pour toutes les apps que j’utilise et même plus (le type qui l’a développée est probablement plus fan de vélo que de course à pieds).
  • Entièrement gratuite pour la synchronisation manuelle, sans aucune limite de nombre d’activités et d’apps à synchroniser.
  • La synchronisation est faite sur un serveur plutôt que dans le navigateur ou sur le mobile, et elle est automatique dans la version payante. Donc pas besoin d’avoir à se souvenir de synchroniser après chaque activité.

Quant aux inconvénients, ils viennent quasiment tous du fait que cette app est développée par un mec tout seul dans son coin :

  • Pas de connexion avec Runtastic, TomTom, FitBit, Polar, Nike+, et probablement plusieurs autres apps.
  • Cette app est très peu maintenue, donc pas la peine d’attendre un connecteur si jamais une nouvelle app sort. D’ailleurs, pas la peine d’attendre les connecteurs pour les apps citées ci-dessus : ils ne seront probablement jamais implémentés.
  • Si le serveur est en panne, ça peut mettre du temps à revenir. Dans ce cas, la synchronisation peut mettre jusqu’à deux jours pour s’effectuer, parce que le type est tout seul pour faire le support.
  • Un petit truc un peu chiant :  les activités à rollers que j’enregistre sur Runkeeper sont synchronisées en tant que « patin à glace » sur Strava.

Au bout du compte, Tapiriik est tout de même une très bonne solution. Mais si t’as essayé SyncMyTracks, n’hésite pas à partager ton retour d’expérience !

Test : Merrell Bare Access 4

Tout juste une semaine avant ma première course sur 10k, mes Altra One 2, ma seule paire de chaussures à l’époque, ont craqué après à peine 200 kilomètres parcourus. Je les aimais vraiment bien mais je ne voulais pas acheter la même paire et risquer à nouveau de les péter après un mois d’utilisation. Et puis je voulais continuer mon chemin vers les chaussures minimalistes, mais pas trop vite. Je me suis donc tourné vers mon encyclopédie des chaussures : le Rital Taiseux.

Il est super fan de Merrell et pour mon prochain pas vers la course minimaliste (désolé pour le jeu de mots pourri) il m’a conseillé les Merrell Bare Access 4 pour une bonne transition. Elle sont zero-drop (pas de différence de hauteur entre le talon et les orteils), ne pèsent que 181 g par chaussure, ont une semelle de 13,2 mm (la moitié des Altra One 2) et un amortissement raisonnable (8 mm) pour un coureur qui démarre dans le minimalisme. Mais le plus important est qu’elles sont magnifiques et qu’elles sont rouges ! Encore plus cool : la couleur s’appelle « Molten Lava » (lave en fusion) bonjour Anakin Skywalker. Et elles en jettent au moins autant en noir (here come the Men in Black).

Je n’ai eu qu’une semaine pour m’habituer à ces chaussures avant ma course, ce qui n’est pas vraiment conseillé. Mais dès le premier essai elles étaient vraiment confortables, et même si mes panards larges comme des bateaux se sentaient un peu à l’étroit au début, je les ai tout de suite aimées. À ma grande surprise, j’ai aussi aimé le fait qu’il y ait peu d’amorti et que je sente mieux le sol qu’avec ma paire précédente. Et puis elles sont rouges quoi.

Bon, j’avais toujours un peu peur pour ma course, parce qu’après mon premier essai sur 5 km, je sentais plus mes mollets qu’avec mes Altra. C’était parce que ces nouvelles chaussures me forçaient à adopter une technique correcte. Ça m’a un peu inquiété parce que je n’étais pas sûr de pouvoir courir 10 km sans ressentir une souffrance intolérable aux mollets. Mes inquiétudes se sont dissipées après ma deuxième sortie (5 km) et ont complètement disparues après ma troisième sortie : j’ai couru 11 km sans la moindre douleur. Ah oui, est-ce que j’ai pensé à te dire que ces pompes sont vraiment belles en rouge ?

Le jour de la course, j’étais excité comme une puce (avoir du matos neuf met toujours la patate) et je n’ai pas ressenti de douleur non plus. J’ai établi mon premier record sur 10k, avec 47 mn 01 s, ce que je considère comme plutôt bien pour une première course. Je suis convaincu que j’ai fait ce temps grâce à ces magnifiques chaussures rouges (oui, elles sont rouges).

Récemment, j’ai changé pour des chaussures encore plus minimalistes, mais je garde toujours un souvenir affectueux pour ces Bare Access. Elles sont vraiment confortables, je ne me souviens pas avoir eu des problèmes d’ongles noirs avec, et elles sont bien plus solides que les Altra. Et juste au cas où tu n’aurais pas bien compris ce qui est vraiment important pour une bonne paire de chaussures : il faut qu’elles soient rouges.

Documentaire : Town of Runners

L’Éthopie est un grand pays dans le monde de la course à pied. Je ne le savais pas avant que Grand Polak y aille pour passer un mois de vacances (j’ai déjà évoqué le fait qu’il ne part en vacances quasiment que pour courir) mais ce pays a donné au monde des légendes comme Haile Gebreselassie et Abebe Bikila, tous deux détenteurs des records du monde du marathon et du semi-marathon en leur temps, ainsi que d’une pléthore d’hommes et de femmes super rapides.

J’ai récemment regardé Town of Runners, un documentaire de Jerry Rothwell sur de jeunes coureuses à Bekoji, une ville du centre de l’Éthiopie, connue pour produire des coureurs de premier ordre comme la championne olympique Tirunesh Dibaba et ses deux incroyables sœurs Ejegayehu et Genzebe. Sans surprises, beaucoup de jeunes du coin s’entraînent dur (très dur) pour suivre les pas de ces géants. Pour beaucoup, c’est leur seul espoir d’une vie meilleure et ils rêvent d’aller à la capitale Addis Ababa puis en Europe ou en Amérique du nord pour vivre de la course ou mieux, devenir une légende à leur tour.

Town of Runners

Town of Runners

Le documentaire suit deux jeunes filles talentueuses et pleines d’espoir qui dédient leur vie à la course (en plus d’aller à l’école et d’aider leurs parents à la maison et dans les champs). Le début est plutôt optimiste, avec l’entraîneur, son sourire éternel et sa confiance en sa capacité à entraîner des athlètes de classe mondiale, comme il l’a déjà fait. Mais la désillusion arrive rapidement, et nos jeunes héroïnes doivent faire face à la tricherie et au favoritisme lors des compétitions auxquelles elles sont inscrites.

Quand elles arrivent finalement à entrer dans des académies de course, les choses s’empirent : elles sont loin de leurs familles, mal nourries et mal traitées. En bref, le documentaire n’est pas si optimiste que ça et nous donne un aperçu de la misère des masses de coureurs qui échouent pour quelques heureux élus.

Tu peux te mater le documentaire complet sur Vimeo ou sur Netflix UK (en anglais et malheureusement sans sous-titres français). Après l’avoir regardé, tu peux lire des nouvelles des personnages un an plus tard, et comme ils sont vraiment attachants, j’aimerais bien en avoir maintenant, 5 ans plus tard.

Test : Garmin Forerunner 225

Pour ce test, j’avais envie de réitérer ma connerie de comparer l’Altra One 2 avec l’iPhone et de confronter les performances de la Garmin Forerunner 225 à celles d’un artichaut ou celles d’une chaise. to those of an artichoke or those of chair. Mais les gadgets sont une chose avec laquelle on ne rigole pas alors je vais essayer d’être sérieux.

Le choix

Je n’aimais pas courir avec mon téléphone, qu’il soit dans ma poche, à mon bras ou à ma ceinture, c’est juste encombrant. En plus je n’utilise pas mon téléphone pour écouter de la musique en courant parce que courir est une activité suffisamment divertissante par elle même, sauf sur un putain de tapis roulant où ça de vient chiant à mourir (si je devais écouter de la musique en courant, j’utiliserais probablement le Sony NWZ-W273S que Choupichouette recommande fortement). Ma meilleure option était donc d’acheter une montre de course.

Je voulais un gadget:

  • Léger et pratique
  • Conçu et construit pour courir
  • Potentiellement avec un GPS
  • Potentiellement avec un cardio-fréquencemètre intégré, mais pas un truc à m’attacher autour de la poitrine

J’ai du exclure deux très bonnes montres : la Garmin Forerunner 620 (meilleures fonctionnalités du marché) et la Polar M400 (bonne et bon marché), qui peuvent fonctionner avec une ceinture pectorale mais n’ont pas de cardio-fréquencemètre intégré. J’ai aussi exclu les trackers d’activité comme la Fitbit Surge et la Withings Activité, même si cette dernière est vraiment un beau produit ; toutes les deux manquent d’une puce GPS et de fonctionnalités spécifiques à la course à pied.

Ma liste s’est réduite à la TomTom Multi-Sport et à la Garmin Forerunner 225. J’ai fini par choisir la Garmin, grâce au test complet de DC Rainmaker (en anglais). Même si la TomTom fait course, vélo et nage alors que la Garmin ne fait que la course, car la Garmin fait aussi un peu de tracking d’activité et me semblait plus fiable (meilleur capteur cardiaque, GPS plus rapide).

Garmin Forerunner 225

Utilisation au quotidien

Je ne regrette pas du tout mon choix. J’utilise cette montre à chaque fois que je vais courir, mais je n’utilise pas les fonctions de tracker d’activité (j’ai plaisir à porter ma bonne vieille montre mécanique). On peut la connecter à son téléphone, mais elle fonctionne aussi indépendamment, me permettant de me débarrasser de mon téléphone quand je cours.

Une des choses qui me sert le plus est que la montre m’aide à me caler à la bonne vitesse pendant les courses. Jusqu’à présent, j’ai battu mon record personnel à chaque nouvelle course de 10K !

Mais elle m’aide aussi vraiment lorsque je cours au jour le jour. Ce que j’ai trouvé vraiment utile, c’est la possibilité de télécharger des programmes d’entraînement gratuits directement sur la montre. Ce n’est pas vraiment instinctif, mais ce n’est pas trop compliqué après avoir compris que tout se fait via le site web (il faut simplement penser à faire un « push » à chaque modification du calendrier, et au minimum après 45 activités) et que l’app n’est là que pour la synchronisation.

J’ai choisi un programme d’entraînement basé sur les zones cardiaques, ce qui est l’idéal. Mais les débuts ont été catastrophiques car je n’avais pas configuré les zones correctement. Mon conseil est de paramétrer les zones en fonction de %RFC (pourcentage de réserve de fréquence cardiaque) plutôt que %FC max (fréquence cardiaque maximale). Mais il faut passer un peu de temps à trouver sa fréquence cardiaque maximale (généralement 220 – âge) et sa fréquence cardiaque au repos (à mesurer après 20 minutes allongé sans bouger). C’est vraiment important et j’ai perdu 4 semaines d’entraînement parce que j’étais trop feignant pour essayer de comprendre ça.

Note: la fréquence maximale ne change pas beaucoup (elle ralentit légèrement avec les années) mais la fréquence au repos diminue si on s’entraîne beaucoup, il faut donc mettre ces chiffres régulièrement à jour.

Une fois que le programme est sur la montre, il suffit de suivre ce qu’elle dit : « cours 10 minute à tel rythme » ou « repos 2 minutes ». C’est vraiment pratique pour les intervalles par exemple. Elle va biper et vibrer en cas de rythme trop rapide ou trop lent et elle signale le début et la fin de chaque intervalle.

Une autre fonctionnalité que j’affectionne est la mesure de la cadence, ça peut vraiment aider à améliorer sa technique de course (il faut viser entre 180 et 200 foulées par minute). J’aimerais aussi pouvoir mesurer l’oscillation et le temps d’impact, mais il faut la Garmin Forerunner 630 qui est plutôt chère et nécessite la ceinture cardiaque en plus.

L’inconvénient principal est que le capteur cardiaque tombe parfois en rade à cause de la lumière et il faut réajuster le bracelet (pas facile à faire en courant), parfois le GPS fait aussi des siennes, donc la vitesse instantanée n’est pas toujours fiable, mais c’est le cas pour toutes les montres de course.

Garmin app

App Garmin

Conclusion

En bref, je recommande chaudement l’achat de cette montre. Maintenant sa remplaçante est disponible, la Garmin Forerunner 235 est virtuellement la même montre avec de nouvelles fonctionnalités bien cool (plus grand écran, estimation VO2 max, prédiction du temps de course, fonctions vélo, etc.) mais elle coûte un peu plus cher.

Je recommande aussi de courir sans sa Garmin ! Bon, pas littéralement, parce que si comme moi t’es un accroc aux chiffres, tu voudras garder ces bonnes données dans Strava ou Runkeeper, mais de temps en temps, essaye de courir sans regarder ta montre et même sans y penser. Désormais, à chaque fois que je pars pour un jogging facile ou pour un longue distance tranquille, je n’utilise pas le programme d’entraînement, juste le tracking de base, et je cours selon mes sensations : je veux simplement courir à un rythme agréable sans avoir à me soucier de savoir si je vais trop vite ou trop lentement. Être libre quoi !

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