Oh yes, j’ai le « Ealing feeling » ! La semaine dernière, j’ai enfin couru le semi marathon que j’ai préparé tout l’été. Je n’ai pas été très assidu avec mon programme d’entraînement : j’ai trop bu (y-compris à un Beer Mile) ce qui a entraîné un foirage total des 10 km de Bushy Park. J’ai aussi sauté quelques courses longues, ce qui a miné mon entraînement de fond. Autant te dire que je n’étais pas super confiant quand je suis arrivé sur la ligne de départ du semi marathon d’Ealing. Je me suis donc fixé un objectif de 1h35, soit 3 minutes plus vite que mon record au Roma-Ostia mais aussi 2 minutes 30 plus lent que mon temps potentiel calculé par rapport à mon record sur 10 km.

Après m’être échauffé, je me suis approché de la ligne de départ. D’après le site officiel, il ne devait y avoir des lièvres que pour des objectifs de 1h40 et 1h30, j’ai donc décidé de me placer entre les deux. Mais j’ai découvert avec joie que le club des Ealing Eagles avaient dépêché leurs propres lièvres pour un objectif d’1h35. Je ne les remercierai jamais assez car ils m’ont vraiment aidé tout au long de la course. Après un peu de bavardage avec les autres coureurs, le top départ a été donné et j’ai commencé à suivre mes lièvres. Après à peine 2 kilomètres, mon lacet gauche s’est défait et j’ai dû m’arrêter pour le refaire. Je me suis maudit de ne pas avoir bien fait un double noeud comme à mon habitude et j’ai accéléré pour rattraper mes lièvres. La plupart du temps, je suis resté juste derrière eux, même quand le parcours était en montée ou en descente. Ils m’ont vraiment aidé à garder un bon rythme et surtout il m’ont empêché de faire mon erreur habituelle d’aller trop vite au début de la course.

En plus d’avoir de quoi réguler ma vitesse, je me suis assuré de bien m’hydrater à chaque point de ravitaillement. J’ai aussi appris de mon semi marathon précédent et j’ai fait le plein de gels énergétiques : j’en ai pris un juste avant le départ de la course, un autre au huitième kilomètre et un dernier au quinzième kilomètre. À cause de la fatigue, j’ai un peu merdé lors de l’ouverture du dernier sachet et je m’en suis foutu plein sur la main gauche qui est devenue collante très rapidement. Heureusement il y avait un ravitallement assez proche et j’ai pu me rincer la main en courant. Grâce à la combinaison de touts ces éléments, je ne me suis pas heurté au « mur » comme à Rome où les 3 derniers kilomètres ont été un calvaire.

En fait, à 3 kilomètres de la fin je me suis même rendu compte que même si j’étais fatigué, j’avais encore de l’énergie et j’ai décidé de doubler mes lièvres afin de battre mon objectif. Ça a été dur mais je savais que je pouvais le faire. À la vue de la ligne d’arrivée, j’ai décidé que je pouvais encore accélérer et j’ai fini en sprintant, tout en lâchant mon habituel cri primal final. Résultat : 1h34m09s, c’est presque 1 minute plus rapide que mon objectif ! J’étais vraiment content de mon temps, même si en théorie j’aurais pu faire mieux.

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Après la course, je me suis étiré pendant un looooong moment et j’ai payé pour un petit massage des jambes. Ce truc m’a permis d’éviter les courbatures à Rome, j’ai donc réitéré. Et à nouveau je me suis senti parfaitement bien le lendemain : ni crampes ni courbatures. Parfait ! Après le massage, j’ai retrouvé quelques amis de Grand Polak. Ce type a un plan machiavélique pour faire courir tout le monde autour de lui et ça marche ! Une de ses amies venait juste de finir son premier semi marathon et était vraiment contente malgré le fait que six mois auparavant elle détestait courir !

D’un manière générale, ce fût une super journée et j’ai adoré cette course. OK, c’est surtout parce que j’étais vraiment content de moi mais aussi parce que le temps était parfait et que le parcours était vraiment agréable (bien que trop vallonné pour faire un super temps) et m’a fait découvrir Ealing. L’ambiance était super : les locaux ont vraiment aidé avec leurs encouragements et leurs bonbons, et ils y avait des groupes jouant de la musique entraînante le long du parcours. Je ne vais pas me plaindre que la plupart du marquage était en sytème impérial parce que j’ai réglé ma montre en métrique et parce que l’organisation générale était vraiment bonne : mon temps officiel était en ligne dans les dix minutes suivant mon arrivée, les photos étaient en ligne le lendemain et j’ai même une vidéo de mon cri primal final !