J’en parlais récemment, je viens tout juste de rejoindre le Serpentine Running Club. J’ai déjà fait une session de collines avec le club et bien que ce fût dur, j’y suis retourné la semaine dernière et je vais certainement y retourner samedi. Ce n’est pas que j’adore courir en montée, mais je ne suis pas aussi bon que je le pensais et je vois les bénéfices très rapidement. Cette fois, c’était encore plus dur que la fois précédente : on a couru 3 fois 12 minutes en montée et en descente sur les pentes du parc de Greenwich. Cette fois j’étais moins ridicule que la première fois : je n’ai pas tout donné pour les douze premières minutes, il me restait donc de l’énergie pour les 2 intervalles suivants et je n’ai pas fini dernier. J’ai même réussi à doubler quelques coureurs pendant l’exercice ! Donc je commence à y arriver et c’est gratifiant de voir que je progresse.

L’évènement principal de la semaine avec les Serpies n’était pas cette session d’entraînement mais le championnat du club. Mardi dernier, il s’agissait du championnat pour le Mile (1,609 km) sur la piste de Paddington. Les distances moyennes ne sont pas ce que je préfère courir, mais Grand Polak m’a convaincu de venir sur la piste ce jour là. C’était vraiment bien de voir autant de courir en même temps et de voir autant d’adhérents motivés et engagés dans la vie du club. Cela a renforcé mon sentiment d’appartenance au club, surtout que tout le monde doit porter les couleurs du club pour les courses.

Les coureurs ont été séparés en plusieurs groupes selon leur temps estimé. Il y avait 2 groupes de femmes et 5 groupes d’hommes. En se basant sur mon seul temps sur 1 Mile (5:42 au Westminster Mile) j’ai été affecté au groupe ‘C’, ce qui n’est pas mal pour une première fois.

J’ai fait mon échauffement avec les étirements dynamiques et tout le pataquès. Sur la ligne de départ, j’étais un peu intimidé et j’ai oublié tous les conseils que m’avait donnés Grand Polak un mois auparavant au Westminster Mile. La course a commencé très vite et même si j’était derrière le pack je savais que je ne pourrais pas tenir ce rythme pour 4 tours de piste, je suis donc resté derrière, en laissant progressivement les autres coureurs agrandir l’espace qui nous séparait. Je pense qu’être dernier et voir les autres coureurs augmenter leur avance m’a un peu démotivé et je n’ai pas couru aussi vite que j’aurais dû. Malgré le fait que j’ai réussi à doubler un coureur sur le dernier tour, j’ai fini en seulement 5:46, soit 4 secondes de plus que ma performance au Westminster mile. C’était mauvais pour 2 raisons : normalement on est censé courir plus vite sur piste que sur route, et c’était la première fois que je ne bats pas mon record lors d’une course.

Quoi qu’il en soit, je ne l’ai pas trop mal pris : d’un certaine manière j’ai établi un nouveau record car c’était la première fois que je courrai 1 mile sur piste. Et puis je savais que je n’avais pas tout donné : mes poumons ne brûlaient même pas à la fin de la course ! Donc je savais que je ferai mieux la prochaine fois. Et puis quelqu’un avait plus de raisons de se plaindre que moi : grand Polak n’a pas pu courir car il s’est blessé au pied et il était vraiment dégoutté. Cela ne l’a pas empêché (ni moi d’ailleurs) d’aller boire une pinte au pub avec tout le monde après la course.

Running track

Running track Photo by Colin Harris