J’ai commencé à courir pour perdre du poids. Et ça a marché. OK, j’ai fait un petit régime pendant deux mois mais après ça j’ai repris mes vieilles habitudes de me baffrer de hamburgers et de gâteaux mais j’ai continué à perdre du poids (c’est une bonne motivation pour continuer à courir). Donc grosso modo, j’ai commencé à courir pour pouvoir manger. Mais j’ai remarqué que courir a une connexion encore plus forte avec la boisson qu’avec la bouffe. Bien sûr, il faut boire de l’eau avant et après courir (pas trop non plus, l’hyperhydratation est potentiellement mortelle) mais il semble que le lien est bien plus fort que ça, surtout avec les boissons alcoolisées et avec la bière en particulier.

Tout d’abord, il y a l’idée reçue que boire de la bière est bon pour récupérer après un effort intense et pour éviter les courbatures. J’ai fait des petites recherches et il se trouve que c’est des conneries. La légende viendrait du fait qu’Emil Zátopek buvait prétendument de la bière non seulement après ses courses, mais aussi pendant les compétitions. Cette affirmation aussi est douteuse, mais le bonhomme n’était certainement contre une petite binouze de temps en temps et il paraît qu’il buvait un verre de Pilsner Urquell chaque jour. Selon certaines sources, il aurait aussi bu une bouteille entière de Becherovka (la version tchèque du Jägermeister) et aurait battu l’athlète hongrois József Kovács en duel de course juste après. J’aime de plus en plus ce type.

Running beer

Une bière qui court – Photo de Pedro Plassen Lopes

Et puis dans mon expérience, les coureurs sont des buveurs appliqués. Grand Polak et Rital Taiseux sont des exemples évidents de coureurs portant un véritable amour à la bière. Mais Grand Polak prétend qu’il y a d’encore plus grand buveurs dans son club. Moi-même je suis tenté de rejoindre le Mikkeller Running Club, créé par une de mes brasseries préférées : le danois Mikkeller (tu te dois d’essayer leurs gueuzes et leurs barley wines).

Une autre connection évidente entre boire et courir est le Beer Mile, une course pour laquelle tu dois courir quatre tours de 400 mètres et boire une bière au début de chaque tour. Un challenge que j’ai bien l’intention de relever un jour, même si je serai probablement très loin du record du monde actuel qui est de 4 minutes et 47 secondes. D’ailleurs, est-ce que quelqu’un passera un jour la barrière des 4 minutes, et y aura-t’il une course épique comme lorsque Roger Bannister s’est fait aider de Chris Chataway (souviens toi, le type qui s’est gamelé royalement)? Je doute qu’on ne voie jamais ça.

En conclusion, il semblerait que « Je cours pour boire » soit une devise plus fréquente que « Je cours pour manger ». J’en profite pour te conseiller de suivre la page Facebook I Run To Drink et la page Instagram I Run To Drink. Si tu parles anglais, tu vas bien te marrer (parce que c’est vrai).

New year… New goals!! #iruntodrink

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