Depuis le temps, tu dois savoir que j’ai commencé à courir pour perdre du poids. Mais même si je n’étais pas une grosse larve, j’avais besoin de quelque chose pour rester motivé et je me suis rendu compte que pour moi, les chiffres sont un bon moyen de motivation. Avoir des objectifs chiffrés et des moyens de mesurer les progrès sont une aide efficace pour atteindre ses ambitions (plus à ce sujet dans un futur article). Et puis j’avoue que j’aime bien les gadgets, donc j’ai décidé de m’acheter une balance qui me permettrait de faire tout ça.

Le choix

J’aurai pu acheter une bête balance chez Poundland (l’équivalent britannique de « C2€ ») mais je voulais un peu mieux que ça. Je voulais un joli gadget avec une app pleine d’indicateurs, de fonctions inutiles que je n’utiliserais jamais et tout le tremblement. Je me disais aussi que ça serait cool si elle pouvait faire partie d’un écosystème et utiliser la même app et interface web que la montre que je finirais par m’acheter. Naturellement,  mes pensées se sont dirigées vers Withings. Je lorgnais déjà sur la Withings Activité, un tracker d’activités classieux qui ressemble à une montre classique avec tout le tralala : un bracelet en cuir, un cadran stylé avec de jolies aiguilles, et plein de fonctions sympatoches. Withings proposait 2 modèles de balances intelligentes : la balance connectée WS-30 et le Smart Body Analyzer. Ils avaient aussi ‘avantage d’être français. Mais aussi beaux qu’ils soient, leurs produits coûtent la peau des fesses. Et de toutes façons, je me suis rendu compte que je voudrais probablement acheter une vraie montre de course plutôt qu’un simple tracker d’activités et que je devais abandonner l’idée de ne dépendre que d’un seul écosystème.

J’ai donc acheté la Fitbit Aria. Fitbit propose une tripotée de trackers d’activités tous plus laids les uns que les autres (malgré ce qu’ils en disent) mais de manière surprenante, leur balance est aussi élégante que celles de Withings et était beaucoup moins chère à l’époque.


Fitbit Aria – balance intelligente

Utilisation de la balance au quotidien

Oui, j’utilise la balance tous les jours. Oui, mon poids varie parfois de manière impressionante d’un jour à l’autres, bien que je me pèse tous les jours au même moment (en me levant, avant de manger ou de courir). La différence monte parfois jusqu’à 1 kg d’un jour à l’autre et ce n’est pas dû à la balance mais à la nature du métabolisme humain. C’est la raison pour laquelle je me pèse chaque jour plutôt que chaque semaine comme il est généralement recommandé : ça me permet d’avoir une moyenne sur la semaine.

La configuration de la balance n’était vraiment compliquée, même si ça n’a pas marché du premier coup (la connexion au réseau via l’ordinateur est un peu capricieuse). Désormais la balance envoie les données sans problème malgré le fait que la réception du WiFi est toute pourrite dans la salle de bain. Je n’ai pas eu besoin de changer ou de recharger les piles, depuis que je l’ai achetée il y a neuf mois, ce qui est aussi un bon point. En termes de fonctionnalités, elle permet d’avoir plusieurs utilisateurs en toute confidentialité (et les reconnait automatiquement), mesure le poids, le pourcentage de masse musculaire / masse graisseuse et offre une interface web agréable et pratique. On peut générer des graphiques sur le poids, le pourcentage de gras du bide et l’IMC sur une période de temps choisie. Si t’as déjà un tracker d’activités Fitbit ou si tu synchronises ton compte Fitbit avec une app de course (j’utilise le connecteur de Runkeeper), ça te donne encore plus de jolies données sur le nombre de pas, les calories dépensée et sur la qualité du sommeil.

L’interface web et l’app mobile sont plutôt plaisantes, mais même si on a l’impression que ça fait beaucoup de données, c’est en réalité assez limité, surtout si t’as seulement la balance comme moi. Et puis la synchronisation avec Runkeeper est censée marcher dans les deux sens, mais ça marche bien quand ça veut : parfois ça ne transfère que les activités depuis Runkeeper vers Fitbit, parfois c’est juste le poids qui est transféré vers Runkeeper. Le principal inconvénient de cette balance est qu’elle te rajoute automatiquement 2 ou 3 kg après les fêtes de noël, comme tu peux voir sur ce graphique, et il faut les reperdre.

Fitbit Aria interface

L’interface web de la Fitbit Aria interface (ouais, j’me la pète un peu)

Conclusion

Je ne regrette pas du tout cet achat, je l’utilise toujours tous les jours après neuf mois, ce qui prouve qu’elle est utile et plutôt bien foutue ! Donc je te recommande chaudement d’acheter la Fitbit Aria, surtout si tu as déjà un autre produit Fitbit ou que tu as l’intention d’acheter un de leurs trackers d’activités. Cependant, si tu est soucieux de ta vie privée, alors ça peut être un problème parce que la balance se synchronise directement avec le cloud de Fitbit (l’ordi ne sert qu’à la configuration initiale) donc tu ne sais ni où ni comment tes données sont stockées.