Il faut que je te ramène au mois de septembre 2015. À l’époque je ne courais que depuis 2 ou 3 mois mais j’étais vraiment à fond, probablement parce que je m’améliorais rapidement, progrès non sans relation avec une bonne perte de poids durant l’été. Rassure toi, cela ne m’empêchait aucunement de boire comme un trou. Bien au contraire.

J’ai passé cette semaine de septembre en Roumanie avec ma Choupichouette, Grand Polak et un groupe de potes, tous invités par Draculito et Yoga Girl.  Ce pays est vraiment très accueillant, un fût de bière y est moins cher qu’une pinte d’ale à Londres, et la nourriture y est principalement à base de gras de cochon, de polenta et de crème (je vous ai dit que c’est un pays TRÈS accueillant?).  Nous sommes arrivés un samedi. Évidemment, nous avons passé la nuit à écumer les bars de Cluj Napoca.

À un moment donné, tard dans la nuit, nos sens et nos pensées déjà lourdement affectés par les quantités industrielle de bière ingérées, Draculito nous annonce un truc du genre « Au fait les gars, je sais que vous aimez courir et il y a une course ici demain. Je suis sûr que vous pourrez vous inscrire le matin même. Le site web dit que la course fait dans les 6 km ». Bien sûr, on a répondu « Ouais, allez on le fait ! » et on a repris nos activités nocturnes (principalement boire et raconter de la merde).

Le lendemain matin, Choupichouette, Grand Polak et moi étions sur la ligne de départ avec la gueule de bois des grands soirs. Autant dire que je n’étais pas vraiment motivé pour m’échauffer, mais Grand Polak ne m’a pas donné le choix et dès qu’on a commencé a courir, la gueule de bois a commencé à s’estomper. L’atmosphère commençait à chauffer aussi, surtout parce que le gars et ses bimbos sur la scène entraînaient tout le monde à faire de grands mouvements sur de la techno-dance d’Europe de l’est, très forte. Puis tout le monde s’est dirigé vers la ligne de départ et j’ai commencé à sentir monter la tension.

Et c’est parti ! J’ai commencé à courir, en visant un rythme pour 6 km et ça allait plutôt bien. Il était assez évident que la plupart des participants n’avaient jamais couru une minute avant ce jour et ça faisait du bien de doubler tout le monde, même si certains étaient bien entraînés et impossible à doubler ou même garder en vue pour moi. Fin du premier tour, ma montre me dit que j’ai fait un peu plus de 2 km. OK, il doit rester 2 tours, je vais éviter de me tuer pour le moment, je courrai plus vite au troisième tour. Alors je garde mon énergie pour plus tard (ce qui ne m’empêche pas de transpirer à grosses gouttes). La ligne d’arrivée apparaît pour la seconde fois et il semble clair qu’il n’y aura pas de troisième tour, donc je sprinte aussi vite que je peux, je double quelques grosses larves et je passe la ligne d’arrivée.

Une jeune fille habillée très court me passe une médaille autour du cou, je suis sûr que je vais me faire engueuler par Choupichouette, mais je suis content. Rien à cirer de la pouf : je me sens tout euphorique à cause de la course. J’ai fini ! Bon, j’aurais pu faire mieux si j’avais su qu’il n’y avait que deux tours, mais je me sens super bien ! L’atmosphère est électrique, j’ai couru, je l’ai fait !

Cluj-Napoca Crosul Companiilor 2015

Quelques minutes plus tard, Grand Polak passe la ligne d’arrivée à son tour. Il a couru tellement vite que les bimbos n’étaient pas encore en place lorsqu’il a fini son deuxième tour, alors il a fait un troisième tour ! Quoi qu’il en soit, il a presque volé la course et a fini dans le top 5 (sur un bon millier de participants). Choupichouette était visiblement très contente aussi, elle a couru un semi-marathon la semaine suivante. Ouais, c’est une fille comme ça.

Le jour suivant, Yoga Girl nous a organisé une petite session de yoga pour nous détendre. Vindiou, que c’était bon de s’étirer ! Je le recommande vraiment après une course, surtout après une aussi portnawak que celle-ci.