L’Éthopie est un grand pays dans le monde de la course à pied. Je ne le savais pas avant que Grand Polak y aille pour passer un mois de vacances (j’ai déjà évoqué le fait qu’il ne part en vacances quasiment que pour courir) mais ce pays a donné au monde des légendes comme Haile Gebreselassie et Abebe Bikila, tous deux détenteurs des records du monde du marathon et du semi-marathon en leur temps, ainsi que d’une pléthore d’hommes et de femmes super rapides.

J’ai récemment regardé Town of Runners, un documentaire de Jerry Rothwell sur de jeunes coureuses à Bekoji, une ville du centre de l’Éthiopie, connue pour produire des coureurs de premier ordre comme la championne olympique Tirunesh Dibaba et ses deux incroyables sœurs Ejegayehu et Genzebe. Sans surprises, beaucoup de jeunes du coin s’entraînent dur (très dur) pour suivre les pas de ces géants. Pour beaucoup, c’est leur seul espoir d’une vie meilleure et ils rêvent d’aller à la capitale Addis Ababa puis en Europe ou en Amérique du nord pour vivre de la course ou mieux, devenir une légende à leur tour.

Town of Runners

Town of Runners

Le documentaire suit deux jeunes filles talentueuses et pleines d’espoir qui dédient leur vie à la course (en plus d’aller à l’école et d’aider leurs parents à la maison et dans les champs). Le début est plutôt optimiste, avec l’entraîneur, son sourire éternel et sa confiance en sa capacité à entraîner des athlètes de classe mondiale, comme il l’a déjà fait. Mais la désillusion arrive rapidement, et nos jeunes héroïnes doivent faire face à la tricherie et au favoritisme lors des compétitions auxquelles elles sont inscrites.

Quand elles arrivent finalement à entrer dans des académies de course, les choses s’empirent : elles sont loin de leurs familles, mal nourries et mal traitées. En bref, le documentaire n’est pas si optimiste que ça et nous donne un aperçu de la misère des masses de coureurs qui échouent pour quelques heureux élus.

Tu peux te mater le documentaire complet sur Vimeo ou sur Netflix UK (en anglais et malheureusement sans sous-titres français). Après l’avoir regardé, tu peux lire des nouvelles des personnages un an plus tard, et comme ils sont vraiment attachants, j’aimerais bien en avoir maintenant, 5 ans plus tard.