Pour ce test, j’avais envie de réitérer ma connerie de comparer l’Altra One 2 avec l’iPhone et de confronter les performances de la Garmin Forerunner 225 à celles d’un artichaut ou celles d’une chaise. to those of an artichoke or those of chair. Mais les gadgets sont une chose avec laquelle on ne rigole pas alors je vais essayer d’être sérieux.

Le choix

Je n’aimais pas courir avec mon téléphone, qu’il soit dans ma poche, à mon bras ou à ma ceinture, c’est juste encombrant. En plus je n’utilise pas mon téléphone pour écouter de la musique en courant parce que courir est une activité suffisamment divertissante par elle même, sauf sur un putain de tapis roulant où ça de vient chiant à mourir (si je devais écouter de la musique en courant, j’utiliserais probablement le Sony NWZ-W273S que Choupichouette recommande fortement). Ma meilleure option était donc d’acheter une montre de course.

Je voulais un gadget:

  • Léger et pratique
  • Conçu et construit pour courir
  • Potentiellement avec un GPS
  • Potentiellement avec un cardio-fréquencemètre intégré, mais pas un truc à m’attacher autour de la poitrine

J’ai du exclure deux très bonnes montres : la Garmin Forerunner 620 (meilleures fonctionnalités du marché) et la Polar M400 (bonne et bon marché), qui peuvent fonctionner avec une ceinture pectorale mais n’ont pas de cardio-fréquencemètre intégré. J’ai aussi exclu les trackers d’activité comme la Fitbit Surge et la Withings Activité, même si cette dernière est vraiment un beau produit ; toutes les deux manquent d’une puce GPS et de fonctionnalités spécifiques à la course à pied.

Ma liste s’est réduite à la TomTom Multi-Sport et à la Garmin Forerunner 225. J’ai fini par choisir la Garmin, grâce au test complet de DC Rainmaker (en anglais). Même si la TomTom fait course, vélo et nage alors que la Garmin ne fait que la course, car la Garmin fait aussi un peu de tracking d’activité et me semblait plus fiable (meilleur capteur cardiaque, GPS plus rapide).

Garmin Forerunner 225

Utilisation au quotidien

Je ne regrette pas du tout mon choix. J’utilise cette montre à chaque fois que je vais courir, mais je n’utilise pas les fonctions de tracker d’activité (j’ai plaisir à porter ma bonne vieille montre mécanique). On peut la connecter à son téléphone, mais elle fonctionne aussi indépendamment, me permettant de me débarrasser de mon téléphone quand je cours.

Une des choses qui me sert le plus est que la montre m’aide à me caler à la bonne vitesse pendant les courses. Jusqu’à présent, j’ai battu mon record personnel à chaque nouvelle course de 10K !

Mais elle m’aide aussi vraiment lorsque je cours au jour le jour. Ce que j’ai trouvé vraiment utile, c’est la possibilité de télécharger des programmes d’entraînement gratuits directement sur la montre. Ce n’est pas vraiment instinctif, mais ce n’est pas trop compliqué après avoir compris que tout se fait via le site web (il faut simplement penser à faire un « push » à chaque modification du calendrier, et au minimum après 45 activités) et que l’app n’est là que pour la synchronisation.

J’ai choisi un programme d’entraînement basé sur les zones cardiaques, ce qui est l’idéal. Mais les débuts ont été catastrophiques car je n’avais pas configuré les zones correctement. Mon conseil est de paramétrer les zones en fonction de %RFC (pourcentage de réserve de fréquence cardiaque) plutôt que %FC max (fréquence cardiaque maximale). Mais il faut passer un peu de temps à trouver sa fréquence cardiaque maximale (généralement 220 – âge) et sa fréquence cardiaque au repos (à mesurer après 20 minutes allongé sans bouger). C’est vraiment important et j’ai perdu 4 semaines d’entraînement parce que j’étais trop feignant pour essayer de comprendre ça.

Note: la fréquence maximale ne change pas beaucoup (elle ralentit légèrement avec les années) mais la fréquence au repos diminue si on s’entraîne beaucoup, il faut donc mettre ces chiffres régulièrement à jour.

Une fois que le programme est sur la montre, il suffit de suivre ce qu’elle dit : « cours 10 minute à tel rythme » ou « repos 2 minutes ». C’est vraiment pratique pour les intervalles par exemple. Elle va biper et vibrer en cas de rythme trop rapide ou trop lent et elle signale le début et la fin de chaque intervalle.

Une autre fonctionnalité que j’affectionne est la mesure de la cadence, ça peut vraiment aider à améliorer sa technique de course (il faut viser entre 180 et 200 foulées par minute). J’aimerais aussi pouvoir mesurer l’oscillation et le temps d’impact, mais il faut la Garmin Forerunner 630 qui est plutôt chère et nécessite la ceinture cardiaque en plus.

L’inconvénient principal est que le capteur cardiaque tombe parfois en rade à cause de la lumière et il faut réajuster le bracelet (pas facile à faire en courant), parfois le GPS fait aussi des siennes, donc la vitesse instantanée n’est pas toujours fiable, mais c’est le cas pour toutes les montres de course.

Garmin app

App Garmin

Conclusion

En bref, je recommande chaudement l’achat de cette montre. Maintenant sa remplaçante est disponible, la Garmin Forerunner 235 est virtuellement la même montre avec de nouvelles fonctionnalités bien cool (plus grand écran, estimation VO2 max, prédiction du temps de course, fonctions vélo, etc.) mais elle coûte un peu plus cher.

Je recommande aussi de courir sans sa Garmin ! Bon, pas littéralement, parce que si comme moi t’es un accroc aux chiffres, tu voudras garder ces bonnes données dans Strava ou Runkeeper, mais de temps en temps, essaye de courir sans regarder ta montre et même sans y penser. Désormais, à chaque fois que je pars pour un jogging facile ou pour un longue distance tranquille, je n’utilise pas le programme d’entraînement, juste le tracking de base, et je cours selon mes sensations : je veux simplement courir à un rythme agréable sans avoir à me soucier de savoir si je vais trop vite ou trop lentement. Être libre quoi !